Le riz qui donne des ailes aux paysans !
Expérimentation
Jura agricole et rural
Publié le: 23 décembre 2008
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Rizières où le riz SRI est expérimenté. Une conduite de culture qui permet de doubler les rendements traditionnels |
L’organisation des paysans du Cdam (région deMajankandriana au centre du pays) et le ministère de l’Agriculture ont mis en place un programme appelé SRI (système de riz intensif) qui permet de développer une culture du riz différente de la conduite traditionnelle.
Le repiquage du riz s’opère avec des plans de 15 jours et non plus de trois mois comme dans le système traditionnel. Ensuite, le riz est repiqué en ligne pour maîtriser la densité et la gestion de l’eau est optimisée.
Enfin, cette conduite de culture suppose deux à trois sarclages qui sont le plus souvent manuels et consommateurs de la main-d’œuvre familiale. Dans ces conditions, le riz produit 20 à 30 épis contre une dizaine habituellement. Les rendements atteignent 5 à 6 tonnes à l’hectare comparé à la culture traditionnelle qui n’en procure que 2,5 tonnes !
Cette invention, on la doit à un prêtre, le père Henri de Laulanié qui, en 1983, tentant de sauver la récolte menacée par la sécheresse, conseilla aux paysans qu’il accompagnait, un repiquage prématuré du riz et obtint ainsi une production inattendue.
Depuis, de nombreux chercheurs ont amélioré le système et plus d’une trentaine de pays, surtout d’Asie, pratiquent la culture du riz SRI. Avec lui, le paysan dispose enfin d’assez de riz pour sa famille. Il peut en mettre sur le marché et s’assurer la rentrée d’argent frais qui lui permet de subvenir aux besoins essentiels de sa famille et, pourquoi pas, de permettre à ses enfants d’accéder à un minimum d’éducation.
Le cercle vertueux du progrès est enclenché. Fragile certes, mais présent, palpable et tellement porteur d’espoir.
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