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Investir dans l'irrigation pour l'avenir
Comité régional "fonds sucre"
Jura agricole et rural
Publié le:  08 janvier 2009
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Une cinquantaine d’agriculteurs étaient présents à Parcey le 23 décembre

Suite à la réunion "fonds sucre" qui s'est tenue le 23 décembre à Parcey, il a été décidé de faire des réunions par secteur pour estimer les besoins en irrigation dans la plaine du Jura.

Objectif : mettre en place des projets d’irrigation structurants (puits collectifs, électrification, réseaux enterrés) pour un coût inférieur ou égal à 100 euros de l’hectare irrigable et de pouvoir s’inscrire pour l’obtention des subventions "fonds sucre" avant le 15 janvier.

Six réunions se sont déroulées entre le 5 et le 7 janvier permettant aux agriculteurs intéressés de réfléchir à des projets collectifs. Il est encore possible de rejoindre ses premiers projets en s’adressant aux agriculteurs référents sur la zone (lire en encadré). Les dossiers pourront être déposés à partir du mois avril 2009 et jusqu’en 2010 et la réalisation devra être terminée en septembre 2011.

Cette opération s’inscrit obligatoirement dans un cadre collectif et une structure départementale de type ASA devra être créée pour répondre à cette obligation.

Un projet attractif
«Si l’on ne fait rien aujourd’hui, dans 10 ans il n’y aura plus d’avenir pour l’irrigation dans notre région. Il faut investir pour l’avenir de nos jeunes s’ils veulent avoir la capacité demain de faire de nouvelles cultures et d’irriguer. Nous aurons d’autant plus de projets agro-industriels qui s’intéresseront à notre région que nos exploitations seront attractives», estime Emmanuel Schouvey. 
 
À côté des productions diversifiées, l’irrigation permet de sécuriser l’approvisionnement des outils industriels (oignons, légumes) mais également de sécuriser le rendement en cas de stress hydrique. Si aujourd’hui le nombre d’hectares irrigués est faible, qui peut dire ce qu’il en sera dans 15 ans…

La cinquantaine d’agriculteurs présents le 23 décembre à Parcey a apprécié le discours réaliste du comité de pilotage régional venu présenter le projet. «On ne vous promet rien mais nous espérons arriver à un taux de subvention suffisant pour rendre les projets attractifs», continue Frédéric Legrand, président du syndicat betteravier qui souligne avec Frédéric Perrot, président de la FDSEA, l’importance d’un travail inter-régions et inter organismes pour apporter la garantie d’une répartition plus juste et cohérente de l’enveloppe de 16,5 millions d’euros qui sera affectée à l’ex bassin betteravier du Centre-Est.

Point de vue
Franck Lenoir, président du syndicat des irrigants du Jura : «L’utilisation d’électricité pour le pompage permet d’économiser environ 70 euros par hectare irrigué par rapport à un moteur thermique. Sans compter l’économie sur les pertes de gasoil "par évaporation" pendant la nuit et la tranquillité d’esprit avec un système entièrement automatisé et sécurisé…»

Stéphane Ramaux, pour le secteur de Germigney : «Une quinzaine d’agriculteurs ont participé à la réunion de secteur, la moitié était non irrigants, seulement trois produisent des légumes. Quelques éleveurs étaient également présents, pour majorité en lait à Comté. L'irrigation leur ouvre l’opportunité de planter de la luzerne pour produire des protéines.
Durant cette rencontre, nous avons fait la comparaison entre un équipement individuel classique d’occasion installé sur de petites surfaces (enrouleur, pompe thermique, tuyau) qui reste toujours plus cher que l’équipement collectif et plus gourmand en main-d’œuvre. En réseau enterré et automatisé, une personne seule peut installer 5 enrouleurs en une matinée. Trois projets de réseau enterré pourraient se mettre en place sur le secteur : environ 650 ha irrigables sur Germigney-Chissey, 250 ha sur Santans et 150 ha sur Ounans. Le coût final dépend du parcellaire : 150 ha regroupés coûtent moins chers que 300 ha dispersés. Nous n’avons pas signé de chèque en blanc ce n’est pour l’instant qu’une déclaration d’intention. Les projets sont suspendus aux taux de subvention».

Contacts par secteur :
- Stéphane Ramaux à Germigney (Germigney, Santans, Chissey, Chamblay, Ounans...)
- Emmanuel Schouwey à Vaudrey (Vaudrey, Belmont, Mont-sous-Vaudrey...)
- Thierry Brelot à Champdivers (Champdivers, Tavaux, Chaussin, Gevry, Molay...)
- Sébastien Mouillebouche à Saint-Loup (Saint-Loup, Chemin, Annoire, Petit-Noir, Saint-Aubin...)
- Christophe Serrurot à Parcey (Parcey, Nevy, La Loye, Augerans, Villette-les-Dole, Choisey...)




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