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Pour plus d'hygiène, de confort et de productivité
Travaux à l'abattoir de Valence
Jura agricole et rural
Publié le:  23 janvier 2009
Page 8 

« Les porcs constituent 80 % de notre activité, souligne Hubert Ribes, directeur de l’abattoir Europagro, à Valence. Nous en abattons 2 200 par semaine en moyenne »

Suite au renouvellement de son agrément accordé par la préfecture et la direction des services vétérinaires, l’abattoir Europagro de Valence est actuellement engagé dans des travaux de modernisation et de mise aux normes. Des travaux qui visent à gagner en performance tant en termes d’hygiène que de productivité…

Situé en zone industrielle des Auréats à Valence, l’abattoir Europagro a été créé à la fin des années soixante-dix. Cette entreprise (SA faisant partie du groupe Carrel), qui emploie 75 salariés, se consacre à l’abattage et à la découpe de porcs, gros bovins et veaux (17 000 tonnes et 33 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2007).
 
Les porcs, quelque 80 % de son activité, proviennent de toute la région, les gros bovins de Rhône-Alpes ainsi que de la région Centre, tandis que les veaux sont essentiellement issus d’élevages drômois. En moyenne, Europagro abat 2 200 porcs, 150 à 180 boeufs et 100 veaux par semaine.

Ses clients sont des bouchers, grandes surfaces, salaisonniers et grossistes des régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’abattoir est actuellement engagé dans des travaux de modernisation et de mise aux normes, qui ont débuté au cours du deuxième semestre 2008 et doivent être achevés d’ici fin 2009.
« Des travaux importants doivent être réalisés dans l’abattoir, note son directeur, Hubert Ribes. Le projet porte sur 20 000 tonnes de capacité. Les dossiers de mise aux normes sont complexes, lourds, d’autant plus que notre activité entre dans la catégorie des installations classées pour la protection de l’environnement, qui implique des contraintes supplémentaires. Ces dossiers ont réclamé un énorme travail de notre part, mais aussi de la part des services vétérinaires et de la préfecture, où ils ont été déposés. L’étude et l’instruction ont duré un an et demi, préalablement à l’ouverture des travaux. »

Un abattoir ayant du potentiel
Le projet de travaux d’Europagro porte sur un agrandissement de 1 200 mètres carrés, s’ajoutant aux 5 500 mètres carrés d’installations déjà existants. L’atelier d’abattage va être reconditionné, avec des améliorations portant sur la qualité et l’ergonomie du travail. Par ailleurs, les clients salaisonniers d’Europagro demandent de plus en plus de produits semi-élaborés (viandes préparées pour la fabrication de charcuteries).

Aussi, l’atelier de découpe va-t’il-être restructuré afin de faciliter le travail en son sein. La circulation des produits à l’intérieur de l’abattoir sera également revue, selon, bien entendu, le principe de « la marche en avant ». La partie « récolte des déchets » va, elle aussi, être agrandie et le nettoyage du matériel amélioré.

Enfin, la bouverie et la porcherie vont être agrandies, afin d’améliorer le bien-être des animaux, de diminuer leur stress. Leur cheminement, depuis leur arrivée à l’abattoir, sera mieux adapté.

« Mettre aux normes cet abattoir était essentiel, économiquement parlant, pour toute la filière, confie son directeur. Aujourd’hui, la grande question est : que va-t-il rester comme abattoirs dans la région d’ici quelques années ? On voit ce qu’il advient sur les secteurs où des abattoirs ont fermé : trop lointains, les débouchés pour les agriculteurs génèrent des coûts de transport trop élevés.

«La disparition du nôtre aurait une forte incidence sur l’élevage porcin et bovin (encore bien présent) de sa zone de rayonnement. Je pense que notre unité a du potentiel, qu’elle est bien positionnée sur le plan géographique pour une desserte de toute la région via des axes routiers rapides. Se plaçant sur les circuits de marchandises fraîches, notre activité exige d’être réactifs au niveau de la commercialisation. En outre, s’agissant de produits à faible valeur ajoutée, nous avons un besoin de rotation rapide. Il y a nécessité, aujourd’hui, de disposer d’outils performants tant en termes d’hygiène que de productivité. »




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