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Mettre toutes les chances de son côté
Ovins
Jura agricole et rural
Publié le:  29 janvier 2009
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Deux journées sur le thème de l’installation en élevage ovin ont été organisées en janvier en Franche-Comté : l’occasion d’entendre le témoignage de jeunes éleveurs et de rencontrer les différents partenaires de l’installation.

Le syndicat ovin franc-comtois, la coopérative Franche-Comté animaux et le département ovin de la chambre régionale d’agriculture ont relayé en janvier une opération nationale sur le thème de l’installation.
 
« Cette opération s’inscrit dans le cadre de la charte de relance de l’élevage ovin », explique Anne-Hélène Bunod, animatrice régionale ovine. C’est d’abord dans le Jura, à l’Earl du creux du Port, que deux classes de BTS ont été accueillies le 7 janvier. Guillaume Floquet, jeune éleveur ovin, a relaté son parcours d’installation : titulaire d’un BTS machinisme, il souhaitait à l’origine s’orienter vers l’élevage bovin laitier sur l’exploitation familiale. Ceux-ci produisaient alors 100 000 l de lait à comté.
 
Mais les difficultés à trouver des quotas laitiers suffisants l’ont conduit à modifier son projet initial et à monter une petite troupe ovine complémentaire à l’élevage bovin, avec 215 mères. Une diversification confortée par la contractualisation avec Espace naturel comtois pour l’entretien de surfaces peu productives en zone inondable. Il a construit une bergerie en 2007. « Je vous encourage à tirer le meilleur parti de votre stage six mois, plutôt que de le voir comme une contrainte. On apprend énormément de choses ! », déclarait-il aux étudiants. Il a aussi insisté sur le côté très technique du métier, fondé sur l’observation régulière et attentive des animaux. « Quand on s’aperçoit d’un problème, il est souvent déjà trop tard. »
 
Prolificité, désaissonnement
Poursuivant une logique de prolificité, il a choisi la race inra 401, avec un croisement terminal île de france. Pour la commercialisation, il passe par la coopérative Franche-Comté Animaux en filière qualité. Delphine Fouchard, animatrice régionale du programme régional installation, a fait le point sur les mesures d’accompagnement des futurs installés, propos complétés par ceux de Michel Baudot, le technicien de l’Adasea du Jura. Un intervenant de la MSA, un représentant des JA et un banquier se sont également exprimés.

Chez Arnaud Laville, à Cubry dans le Doubs, les participants ont pu découvrir un parcours un peu atypique : l’éleveur a commencé à monter sa troupe ovine en double-actif, en exerçant parallèlement la profession de chauffeur routier. Ce n’est qu’en 2008 qu’il a pu s’installer à titre principal avec les aides, dans un bâtiment autoconstruit. Il utilise la technique de pose des éponges sur sa troupe de race texel et île de france pour produire des agneaux en janvier et février, période de pénurie sur le marché, ce qui lui permet de bénéficier d’un meilleur prix.

« Le bilan de ces deux journées est très positif, se réjouit Anne-Hélène Bunod : les échanges entre les participants et les éleveurs qui nous ont accueillis, ainsi que les organismes partenaires de l’installation ont été riches et intéressants. »




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