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«Prendre en compte les hommes»
Production laitière
Jura agricole et rural
Publié le:  29 janvier 2009
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La FNPL demande une redistribution des aides en faveur des surfaces fourragères et des producteurs de montagne en prenant en compte les hommes.

«Rapprochement plutôt que convergence » au sortir du conseil d’administration de la Fédération nationale des producteurs de lait, son président Henri Brichart a fait entendre sa différence en rappelant les spécificités de son secteur.
 
Pour la FNPL, le rééquilibrage des soutiens dans le secteur laitier est délicat  notamment parce que les DPU (droits à paiement unique) sont très hétérogènes, dépendant de la place de l’herbe et du nombre d’actifs sur l’exploitation.
 
Dans le cadre du rééquilibrage des aides et en s’appuyant sur l’article 64 du bilan de santé de la Pac, la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) demande une redistribution des aides vers l’élevage, c’est-à-dire  aux hectares d’herbe (à hauteur de 100 euros par ha) et de surfaces fourragères. La FNPL souhaite également qu’un effort particulier soit fait en faveur des éleveurs de montagne et de piémont, eu égard à leur faible revenu par unité de main d’œuvre et à leur capacité d’évolution plus contrainte.
 
En s’appuyant sur l’article 68, la FNPL demande un coup de pouce supplémentaire de 40 euros/1000 litres pour les éleveurs de ces zones qui représentent 20 % des producteurs de lait français et dégagent un revenu par UTH deux fois plus faible que celui des éleveurs de plaine.

Des prix et surtout des marges à la baisse
« On entre de plain-pied dans un monde nouveau ». Constatant que l’accord européen de novembre a définitivement tourné une page, le président de la FNPL a défini les contours de l’action à entreprendre : assurer la pérennité de la filière laitière sans politique publique et avec une demande moins dynamique que par le passé.
 
Se félicitant du maintien du rôle de l’interprofession dans la détermination des prix, Henri Brichart s’est déclaré toujours très attaché à un prix moyen en France, alors que les écarts se creusent entre les prix des produits industriels et ceux des produits de grande consommation. Au contexte de baisse des prix, dont il est difficile de prévoir l’évolution, s’ajoute la  hausse des charges qui rend délicate l’évolution des marges.

Enfin, depuis l’automne dernier, la FNPL  a engagé un travail prospectif important sur l’échéance 2015 et l’après quotas.




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