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Propreté et hygiène, gages de bonne santé
Jura agricole et rural
Publié le:  29 janvier 2009
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C’est au quotidien, par une surveillance continue et des gestes réguliers de la part de l’éleveur que sont préservées la propreté et l’hygiène d’un bâtiment d’élevage et, par conséquent, le bien-être et le bon état sanitaire des animaux qui l’occupent.

L’environnement habituel d’un troupeau laitier est l’étable.   Cet espace de vie, tout autant que la salle de traite, doit rester bien entretenu et « respirable » au premier sens du terme.
 
L’impératif premier est d’élever ses animaux dans un air frais et sain, constamment renouvelé. Autrement dit, une bonne ventilation du bâtiment est capitale. Il s’agit que l’air circule dans le bâtiment de manière vraiment homogène. Des indices existent pour permettre à l’éleveur de repérer des dysfonctionnements. Une condensation excessive, des points humides récurrents, des odeurs d’ammoniaque, la présence de toiles d’araignées sont les signes d’un air qui circule mal. Côté animaux, des toux répétitives, des écoulements nasaux, la respiration bouche ouverte et l’humidité dans le poil même de l’animal doivent mettre en alerte.

Ni coups de froid ni stress de chaleur
En  ventilation naturelle, en hiver, il s’agit de bien contrôler le degré d’ouverture au niveau des avant-toits et de la faîtière et de respecter un niveau d’ouverture raisonnable et bien calculé.
En ventilation mécanique, les entrées d’air sont réglées en fonction de la vitesse de brassage produite par les ventilateurs et les réglages des températures doivent être contrôlés par un thermostat. D’une manière générale, il s’agit de rester dans un environnement stable, frais et sain, avec un écart de température entre l’intérieur et l’extérieur qui ne doit pas dépasser cinq degrés.
 
Si les courants d’air froid directement orientés sur le troupeau sont néfastes, les degrés qui montent aux beaux jours ou relatifs à un milieu excessivement confiné n’en sont pas plus souhaitables. Sur les vaches laitières, les signes d’un stress de chaleur peuvent apparaître dès les 20°C atteints et la conséquence peut en être une perte de production de lait de 10 %. De même en fin de gestation, le stress de chaleur peut induire une diminution du poids du veau. Le renouvellement de l’air des bâtiments d’élevage est ainsi l’une des conditions premières d’une hygiène respectée.

Juguler les foyers d’humidité
Dans le soin apporté à l’animal lui-même, la prévention par la propreté est la première condition d’une maîtrise du risque, pour éviter les infections et maladies et le risque de contamination du lait.
 
En stabulation libre ou en logettes, l’espace dévolu à chaque animal est un aspect important. Il doit évoluer à l’aise, ni trop à l’étroit, ni l’inverse. Il faut veiller à un changement très régulier de litière, avant d’atteindre un degré de souillure anormalement élevé. Une paille excessivement chargée en déjections devient elle-même un foyer d’humidité, source potentielle de pathologies et de blessures. Le réflexe de dégager les litières sales rapidement sont autant de « gages santé » de l’animal qui, de toute façon, aime être au sec et conserver le pied sûr. Un bon balayage et un bon raclage des sols bétonnés font partie des réflexes clés.

Bonne eau, bonne lumière
Une eau toujours propre et saine donnée à son troupeau fait tout autant partie du b.a.-ba de l’hygiène. La potabilité de cette eau doit être assurée. Les critères sont les mêmes que pour la consommation humaine. Les points d’abreuvement doivent être régulièrement inspectés, débarrassés de résidus de fourrage qui peuvent y rester et nettoyés complètement le cas échéant.

La luminosité du bâtiment est cruciale, pour le bien-être animal comme pour le bon travail de l’éleveur. Lumière naturelle captée et conservée grâce aux matériaux modernes, lumières électriques adéquates, installées dans le respect des règles de sécurité et régulièrement contrôlées contribuent directement à optimiser les conditions d’élevage.
 
Attention aux hôtes indésirables
Enfin, l’éleveur doit garder un œil vigilant sur tout l’ensemble de son bâtiment afin de juguler le développement de populations d’animaux indésirables. Les insectes notamment, dont on sait qu’ils peuvent être vecteurs par exemple de la FCO. Le bon entretien de la fumière afin d’empêcher le développement de larves s’avère ainsi très important.
 
Pour contrer l’invasion de rats, un bâtiment bien rangé, débarrassé immédiatement des sacs de papier vides et d’autres points d’attraits ou de cachette, bien balayé afin d’ôter des aliments restés au sol, font partie des habitudes à ne jamais abandonner.

Dans son usage quotidien, le bâtiment d’élevage en son entier doit ainsi faire l’objet d’attentions soutenues. Au printemps, au moment de la sortie du troupeau et de sa mise à l’herbe, place sera ainsi mieux faite pour son « grand nettoyage »…




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