Construire ou aménager un bâtiment pour des vaches laitières
Jura agricole et rural
Publié le: 29 janvier 2009
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Investir 5 000 à 8 000 euros pour loger une vache laitière ne peut pas se décider sur un coup de tête.
Une réflexion approfondie du projet doit être menée en amont de la décision, d'autant plus que l'on s'aperçoit que les investissements réalisés récemment, et qui reflètent une certaine dynamique de l'exploitation qui les réalise, ont souvent été suivis (dans les 5 à 10 ans qui suivent) par de nouveaux investissements liés à un accroissement de la capacité de production, soit en interne, soit par regroupement d'exploitations.
Un contexte réglementaire lourd
Dès que les effectifs à loger deviennent importants, l'exploitation entre dans le cadre des installations classées pour la protection de l'environnement. La distance de 100 mètres d'éloignement par rapport aux tiers est souvent difficile à respecter, surtout lors des accroissements d'effectif. « On ne va pas construire du neuf pour respecter les distances, alors que la salle de traite n'a que 5 ou 10 ans de fonctionnement ! »
Les bâtiments permettant de loger beaucoup d'animaux, en respectant leur bien-être, deviennent longs et larges et ont un impact fort sur le paysage. Ils ne sont pas toujours bien acceptés par les autres utilisateurs de la campagne : promeneurs ou « gardiens » de l'image de la campagne.
Une valorisation des effluents par l'exploitation
Chaque exploitation a son assolement défini en fonction des besoins nécessaires à la fourniture de fourrage pour l'alimentation des animaux. Cet assolement peut bien valoriser certains types de déjections et pas d'autres. Le bâtiment à construire devra permettre de produire le type de déjection valorisable sur l'exploitation. Le type de logement de vaches est ainsi conditionné par l'utilisation des déjections qui peut être faite par l'exploitation.
Des surfaces d'aire de vie des animaux à respecter
Pour exprimer leur potentiel de production, les vaches laitières doivent être dans un contexte favorable. Les surfaces qui leurs sont affectées doivent être suffisantes : les dimensions des logettes ne doivent pas entraîner des lésions sur l'animal ; l'auge doit être suffisante pour que chaque animal puisse se nourrir à volonté…
La salle de traite doit être adaptée au troupeau tout en préservant une possibilité d'extension.
Le respect de ces différentes recommandations génère les cotes d'un bâtiment de dimension parfois importante.
Les locaux pour l'exploitant
Quand le troupeau devient important, l'agriculteur va passer plus de temps à proximité. Fréquemment le travail se réalise à plusieurs. Il faut donc trouver les différentes commodités permettant de faciliter la vie : un bureau confortable pour que chaque membre puisse y trouver les documents liés au troupeau, un coin sanitaire pour les intervenants extérieurs à l'exploitation…
De la place autour du bâtiment
Les engins utilisés par les exploitations, que ce soit pour le transport des fourrages, des déjections, l'affouragement, sont de plus en plus gros et demandent plus de place pour les manœuvres autour du bâtiment.
Les engins utilisés par les exploitations, que ce soit pour le transport des fourrages, des déjections, l'affouragement, sont de plus en plus gros et demandent plus de place pour les manœuvres autour du bâtiment.
Les fournisseurs livrent avec des matériels plus gros, les collecteurs utilisent des camions plus gros.
Les zones de circulation autour du bâtiment doivent donc être largement dimensionnées pour permettre aux différents intervenants de circuler dans de bonnes conditions, sans détériorer les sols et sans risques pour le personnel présent sur l'exploitation.
Avant de se lancer dans une construction qui représente un investissement lourd, il faut être sûr des bases de la construction. Les financements ne sont pas faciles à trouver et toute économie sur les choix réalisés sera la bienvenue.
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