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Un matériau noble, bien adapté
Usage du bois dans les bâtiments d'élevage
Jura agricole et rural
Publié le:  29 janvier 2009
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Plus chaud que le métal, offrant une plus grande résistance aux agressions chimiques lorsqu’il est dûment traité et un bon potentiel technique, le bois a fait depuis plusieurs années déjà son retour dans les bâtiments d’élevage.

Le développement des charpentes en lamellé-collé n’est pas étranger au phénomène.
 
« Les structures mixtes également, avec le métal employé pour les poteaux et le bois pour le développement des charpentes, font partie des conceptions adoptées », souligne Laurent Pineau, conseiller en bâtiments agricoles à la chambre d’agriculture de la Savoie.

Dans ce département, l’emploi du bois reste très courant « et va même en augmentant. Même si, contrairement à aux régions du Centre-Est et du Nord-Est, les conditions d’exploitation de ce matériau par les filières locales demeurent plus compliquées en termes pratiques et elles se répercutent sur son coût. D’une manière globale cependant, les coûts de construction en métal et en bois restent jusqu’à présent très voisins ».

Charpentes mais aussi bardage et planchers
Du côté des éleveurs, les atouts du bois ont trait au bien-être qu’il procure aux animaux dans l’étable. « En ajouts de petits bâtiments, en extensions de superficie modeste, le bois permet souvent à l’agriculteur de réaliser lui-même le travail, précise Laurent Pineau. En revanche, pour les bâtiments de grandes dimensions, celui-ci passe bien sûr par un entrepreneur ».

Outre la charpente, le bois concerne également le bardage, traité en autoclave ou simplement en mélèze brut. Les deux offrent l’avantage d’une bonne longévité, d’une absence d’entretien et d’une bonne intégration dans le paysage. Le bois grisé n’est plus mal vu, il revient en force, à l’instar de ce qui se fait d’ailleurs pour les chalets. L’usage ancestral, la simplicité et le bon sens ont donc repris du galon. Dans les communes d’altitude et dans les stations, l’usage du bois est même une obligation pour les bâtiments agricoles puisque celui-ci figure dans les documents de PLU.

Autre usage en Savoie : le bois employé pour la réalisation dans les fermes de montagne des planchers qui séparent l’étable et la partie supérieure où est stockée le fourrage.
Un dispositif incitatif existe en Savoie pour l’utilisation du bois local. Sur l’enveloppe totale des 700 000 euros alloués l’an dernier dans le cadre de l’aide aux bâtiments, 100 000 euros ont été réservés aux installations favorisant le développement durable (énergies renouvelables, etc.) et à l’utilisation du bois local. Une somme répartie selon un calcul de points accordés au vu de la teneur des projets.

En zone de montagne comme de plus en plus fréquemment en zone de plaine, le bois reste un matériau apprécié. Petit bémol en Savoie : le nombre d’artisans spécialisés en bâtiments agricoles reste très restreint. Beaucoup d’entreprises basées hors de la région viennent donc y travailler. Le bois ne rime d’ailleurs pas uniquement avec altitude. De fait, il signe aussi l’architecture du bâti agricole en Bretagne…




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