Des améliorations effectives et à venir
Bâtiments d'élevage porcin
Jura agricole et rural
Publié le: 29 janvier 2009
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Les élevages en bâtiments sur caillebotis représentent le système adopté le plus fréquemment en élevage porcin en France comme en Europe. Sur le territoire national, la proportion est de 90 %. En Rhône-Alpes, où sont présents quelque six cents éleveurs, elle est de 95 %.
Les aspects fonctionnels des bâtiments sur caillebotis intégral ont bénéficié d’améliorations importantes, notamment en ce qui concerne la ventilation.
« La ventilation centralisée, via une seule cheminée par bâtiment, au lieu de systèmes d’extraction de l’air vicié salle par salle, facilite le traitement de cet air vicié. Celui-ci est lavé en passant dans un rideau d’eau, ce qui permet de capter les poussières. L’air recraché est ainsi purifié, débarrassé de son odeur », explique Jean-Marie Fontanet, chargé de mission environnement auprès d’Interporc Rhône-Alpes. Quant aux entrées d’air, elles sont aménagées en pignon, avec systèmes de refroidissement ou, option plus économique, en gaine enterrée située dans le couloir central.
L’élevage du porc sur caillebotis nécessite en effet une grande vigilance sur les températures ambiantes et de confort. Les minimales recommandées sont ainsi de 22°C en maternité, entre 24° et 27°C en post-sevrage, de 22°C en engraissement et de 20° C en gestation. Dans une région telle que Rhône-Alpes, les bâtiments exigent évidemment d’être chauffés en hiver. La source énergétique employée est majoritairement l’électricité, voire quelquefois le gaz, le fuel ou, très rare encore aujourd’hui, le bois déchiqueté.
La bonne isolation est impérative et l’isolation des combles dans tout type de bâtiments, sauf ceux sur paille, est nécessaire. Les matériaux utilisés pour les murs sont le béton cellulaire, la brique monolithe, le béton banché ou préfabriqué (avec ici ajout d’une couche d’isolant adapté).
Consommation énergétique à la loupe
« Nous travaillons beaucoup avec l’Ademe Rhône-Alpes sur les aspects de consommation d’énergies. Le souhait commun d’Interporc et de l’Ademe est de pouvoir réaliser un bâtiment exemplaire sur ces aspects énergétiques, ventilation, isolation, choix des matériaux et intégration paysagère. Un accord de principe a été récemment arrêté en ce sens », souligne Jean-Marie Fontanet. Par ailleurs, un état des lieux du parc des bâtiments d’élevage porcin en Rhône-Alpes va également être lancé par Inter Porc afin d’aider les éleveurs à mieux maîtriser leur consommation énergétique et réfléchir au remplacement des énergies fossiles.
En tant qu’installations classées, les bâtiments d’élevage porcin doivent s’inscrire le plus harmonieusement possible sur un territoire et obéir à des réglementations établies précisément en fonction de leur localisation.
L’évolution dans leur conception technique, qui n’est pas sans lien avec l’amélioration de la conduite d’élevage, de même que la recherche d’une meilleure maîtrise des énergies qu’ils consomment sans oublier leur aspect esthétique apparaissent comme des leviers d’action importants.
Ajoutés les uns aux autres, ces paramètres jouent en faveur de meilleures performances d’ensemble.
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