Du fonctionnel avant tout
Bâtiments d'élevage de volailles
Jura agricole et rural
Publié le: 29 janvier 2009
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L’élevage de volailles de chair exige une technicité sans faille. La configuration même du bâtiment et son équipement influencent directement sur la qualité de la conduite d’élevage et ses succès.
La performance d’un élevage de volailles est indubitablement liée à la fonctionnalité réelle dont dispose l’éleveur pour accomplir son travail.
En raison de leur physiologie (tube digestif, appareil urinaire), les volailles sont des animaux particulièrement sensibles à des températures inadaptées, ou à des problèmes d’abreuvement pouvant causer des néphrites irréversibles. Ce sont quelques-unes des informations essentielles que l’Institut technique avicole (Itavi) délivrent aux futurs éleveurs avicoles.
Qu’il s’agisse de bâtiments à ventilation statique (la ventilation ne se fait que par le courant de l’air naturel), ou à ventilation dynamique (par systèmes de brasseurs d’air), le « pilotage » de l’élevage est devenu, grâce à l’apport informatique, plus aisé et plus fin. « Les bâtiments sont équipés de sondes de température et d’hygrométrie et, en fonction des étapes de la croissance des animaux qui sont élevés en bande, l’éleveur peut aujourd’hui effectuer de bons ajustements selon des paramètres recommandés », explique Franz Guerder, ingénieur à l’Itavi, chargé de recherches et de développements appliqués en aviculture.
Maîtrise de la température
La gestion de la ventilation lors des différentes phases d’élevage qui se succèdent jusqu’à l’emplumement complet, la vigilance qu’il faut maintenir pour conserver des échanges thermiques équilibrés, la gestion des périodes chaudes rimeront avec succès si le bâtiment est judicieusement conçu et orienté.
« Le bâtiment doit être facilement aérable, il doit comporter une bonne maîtrise de la température en n’oubliant jamais que prime la température effectivement ressentie par les animaux, et d’autre part que ceux-ci, vivant à proximité immédiate de leur litière, ont besoin d’un air renouvelé régulièrement à leur hauteur », souligne l’ingénieur de l’Itavi. Cette circulation adéquate de l’air est liée à la pente du toit, à l’orientation générale du bâtiment, à ses dimensions. Autant de données essentielles à raisonner lors de la conception même du bâtiment.
Nettoyage aisé
Qu’il s’agisse de poules, dindes ou pintades élevées sur litière sur sol en terre battue ou sol bétonné, ou de canards élevés sur caillebotis, l’hygiène doit être absolument rigoureuse en raison de la densité des animaux en présence et de leur petite taille. « Le nettoyage est facilité et optimisé si les soubassements du bâtiment sont lisses et d’une bonne hauteur, soit 50 centimètres, note Franz Guerder.
L’ergonomie d’ensemble est très importante pour un travail simplifié de l’éleveur. En élevage avicole, il faut que le bâtiment se prête également bien à la mise en œuvre du vide sanitaire opéré entre deux bandes. Les systèmes de treuils pour relever l’ensemble du matériel facilitent les choses ».
Question matériaux, on ne peut parler de « nouveautés » : le panneau sandwich reste un bon procédé bien qu’il y ait un développement de bâtiments sous forme de tunnels avec bâches, « qui coûtent moins cher mais qui nécessitent beaucoup d’entretien ».
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