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Que du bonheur !
Percée 2009
Jura agricole et rural
Publié le:  05 février 2009
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Dès la journée du samedi, l’affluence était au rendez-vous de la treizième édition de la percée. Les flocons de neige du dimanche n’ont pas entamé l’enthousiasme des aficionados du breuvage magique.

La 13e Percée du vin jaune du Jura se tenait ce week-end dans les petits villages de Passenans et Frontenay, entre Lons-le-Saunier et Poligny. Dès le samedi 19 000 visiteurs sont venus profiter de la douceur d’un après-midi bien ensoleillé.

Même si dimanche le temps s’est quelque peu dégradé et le record de la Percée (40 000 visiteurs) n’a pas pu être finalement atteint, la qualité de l’ambiance était au rendez-vous. Cette ambiance particulière que l’on ne trouve nulle part ailleurs, mélange de bonne humeur, de boutades improvisées, de convivialité entre générations et origines sociales différentes. Jean-Luc Morel, du domaine Morel-Thibaud à Poligny confirme : « L’ambiance est bonne aussi bien dans la rue que dans les caveaux. »
 
Questionné sur le retour de la percée sur la ville de Poligny, 14 ans après la première, il n’esquive pas la préoccupation des vignerons.
« Les frais logistiques ont explosé depuis deux ans. Organiser la percée dans une ville va nous permettre de souffler un peu au niveau du budget. Dans la vieille ville on n’aura pas de problème pour trouver des caves, et puis on bénéficiera de tous le potentiel et des moyens techniques de la ville. Pour cette édition je pense qu’on pourra aussi compter sur la mobilisation et le soutien de nombreux acteurs économiques de Poligny qui étaient assez réticents il y a 13 ans. »

Autre problème qui mobilise la profession, le durcissement annoncé de la loi anti-alcoolique par le Parlement, visant les open bars, lieux où l’on peut être servi à plusieurs reprises après avoir acquitté un modeste ticket d’entrée... loi sous le coup de laquelle la percée pourrait bien se trouver. Pour M. Thibaut, qui présidera la percée en 2010 « cette édition est une vraie réussite, en particulier avec le parrain.On remarque que de plus en plus de visiteurs viennent de très loin pour nous rencontrer, comme de Belgique par exemple. Il y a des retombées pour tous les acteurs économiques de la région, et pas seulement la profession viticole : les produits régionaux, l’hôtellerie-restauration, et même les stations de ski. »

Claude Buchot, viticulteur à Maynal, s’il partage l’avis de ses collègues sur la réussite de l’édition 2009, n’hésite pas à parler d’une refonte nécessaire. « On arrive à une limite, la percée doit faire l’objet d’une réflexion politique si on veut qu’elle perdure. Il y a de plus en plus de difficultés à trouver des bénévoles, la part de la logistique prend une ampleur difficile à contrôler… »




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