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Attention aux fourrages, aux investissements et au travail
Zone Plateaux-Montagne
Jura agricole et rural
Publié le:  05 février 2009
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La reprise de foncier pour les systèmes intensifs et l’intensification pour les systèmes extensifs ont été simulées : dans les deux cas, un investissement limité conditionne l’intérêt économique de ces stratégies.

La première simulation porte sur un système spécialisé lait de la zone Plateaux-Montagne, un système intensif avec reprise de foncier.
 
L’augmentation du volume de lait produit avec reprise de foncier amène à un EBE de 224 euros pour 1 000 l supplémentaire soit 20 200 euros pour 90 000 l avec une hypothèse de prix moyenne. Le développement de la production à l’aide de surfaces en herbe supplémentaires s’avère économiquement positif, quelle que soit la conjoncture. L’opération permet d’améliorer le revenu si l’investissement se limite à l’extension du bâtiment.
 
En cas de nouveau bâtiment, le revenu est maintenu à son niveau initial. Un pari intéressant si l’investissement est limité Ce scénario est donc bénéfique pour les exploitations qui peuvent loger les animaux supplémentaires en limitant les investissements à une extension des bâtiments.

La seconde simulation part d’un système extensif sans reprise de terrains. L’intérêt économique de produire plus existe si l’investissement est limité et que le potentiel fourrager le permet.

L’augmentation du volume de lait produit à surface constante amène à un EBE de 224 euros pour 1 000 l supplémentaires soit 29 100 euros pour 130 000 l. Le développement de la production, avec limitation de l’élevage au renouvellement et recentrage sur le lait, s’avère économiquement positif, quelle que soit la conjoncture. L’opération permet d’améliorer le revenu si l’investissement se limite à l’extension du bâtiment.

En cas de nouveau bâtiment, le revenu est stable et la trésorerie n’est que légèrement affectée en cas d’effondrement des cours. Ce scénario est donc intéressant pour les exploitations extensives de montagne qui disposent réellement de marges de manoeuvre sur les fourrages, et qui ont peu d’investissements à réaliser sur les bâtiments pour loger les animaux supplémentaires.




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