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Adapter sa fertilisation azotée
Colza d'hiver
Jura agricole et rural
Publié le:  05 février 2009
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Si cette année les colzas ne sont pas trop développés, on observe toutefois une diversité de la biomasse des colzas entre parcelles et à l’intérieur même d’une parcelle. Compte tenu du prix de l'azote, ajuster la dose à la parcelle associe intérêt économique, bonnes pratiques et recherche d'une bonne teneur en huile.

A l’entrée de l’hiver les colzas en Franche-Comté ont un développement végétatif qualifié de petit à moyen. C’est la conséquence de semis tardifs ainsi que de conditions météorologiques peu poussantes de l’automne.
 
En se référant à l’observatoire Cetiom(réseau de parcelles sur des sols argilo-calcaire moyens à profonds) les pesées de matière verte s’élèvent à 900g/m2 en moyenne soit 60 unités d’azote absorbées par ha. C’est environ 25 % de moins qu’en 2007 et 40% de moins qu’en 2006 (graphique 1 dans notre édition papier).

Des pertes de feuilles importantes
Alors que l’hiver n’est pas encore terminé les conditions climatiques rigoureuses que nous avons subies la première quinzaine de janvier a déjà entraîné des pertes de feuilles de colza non négligeables.

Des pesées réalisées au cours de la première décade de janvier traduisent une perte en moyenne de 30 % mais pouvant atteindre 50 % notamment sur les colzas les plus développés.

Au prix où est l’unité d’azote il y a donc tout intérêt à évaluer au plus juste cet azote déjà absorbé à la sortie de l’hiver. De façon opérationnelle ces mesures peuvent être réalisées sur la première quinzaine de février lors d’un redoux et en l’absence de période froide annoncée.

La méthode de la pesée Cetiom permet cette approche. Pour cela il suffit de couper au collet et peser de 2 à 4 placettes de colza en tenant compte des zones hétérogènes de la parcelle. Ensuite on reporte ce poids sur la réglette azote colza Cetiom pour l’intégrer au niveau de la dose à apporter en fonction du rendement que l’on estime atteignable.

L’idéal est une double pesée à l’entrée et à la sortie de l’hiver pour ensuite faire la moyenne. Comment prendre en compte l’azote des feuilles gelées ?

Si vous n’avez pas réalisé de pesée à l’entrée de l’hiver vous pouvez à partir d’une mesure sortie hiver ajuster la dose.

En raison des pertes hivernales importantes que subit le colza cette année la seule pesée sortie hiver aurait tendance à conduire à une surfertilisation. En effet l’azote contenu dans les feuilles qui sont tombées au sol peut être mobilisée par le colza à hauteur de 50%. A partir d’une pesée unique réalisée à la sortie de l’hiver, on peut donc moduler selon le tableau dans notre édition papier.

Fractionner en fonction de la dose
La règle est de fractionner la dose à apporter quand celle-ci atteint ou dépasse les 80 unités, ce qui sera la situation la plus fréquemment rencontrée cette campagne.
Le premier apport de 50 à 80 unités est à apporter pour accompagner la reprise. Si les colzas sont très fortement défoliés, 50 unités pourront être appliqués très précocement sur des sols portants.

Le solde peut être apporté en 1 ou 2 fois espacée de 3 semaines et en tenant compte de la météo, selon la dose totale et les modalités d'apport du soufre.

On peut rappeler que d'une manière générale il est recommandé d'apporter une fumure soufrée sur colza sous forme sulfates et non soufre en pulvérisation foliaire, qui contribue peu à la satisfaction des besoins qui sont de l'ordre de 75 unités par hectare




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