Environnement et agriculture : duo gagnant
Énergies renouvelables
Jura agricole et rural
Publié le: 05 février 2009
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Yanick Chiron, chargé de mission à l’association Héliose, conseille et accompagne les agriculteurs porteurs de projet en énergie électrique renouvelable |
La production d’énergie solaire photovoltaïque permet d’allier l’utilisation des toits de bâtiments agricoles et la vente d’électricité, avec une valeur ajoutée intéressante et des garanties sur du long terme.
Le tarif d’achat incitatif, la diminution du coût du matériel et la facilité de mise en oeuvre contribuent à l’essor actuel de l’électricité photovoltaïque.
Avec EDF, la durée du contrat d’achat est de vingt ans. Il existe deux tarifs d’achat valables en 2009 et réévalués chaque année. Si les capteurs photovoltaïques sont intégrés, c’est-à-dire s’ils remplacent la couverture du toit et assurent l’étanchéité, le tarif est de 60,176 centimes d’euro/kWh HT. En revanche, si la toiture est conservée en l’état, et par conséquent, si les capteurs ne sont pas intégrés, le tarif est de 32,823 centimes d’euro/kWh HT.
Pour les agriculteurs producteurs d’énergie solaire photovoltaïque, la facturation à EDF se fait généralement tous les six mois ou une fois par an. A noter qu’il est possible d’installer des panneaux photovoltaïques en plein champ, mais le tarif d’achat de l’électricité est moins élevé que pour les toitures.
Louer sa toiture
« Les capteurs sont raccordés entre eux par série ainsi qu’à des onduleurs qui sont des appareils électroniques servant à transformer le courant continu produit par les panneaux photovoltaïques, en courant alternatif compatible avec le réseau EDF », explique Yanick Chiron, chargé de mission à l’association Héliose (Espace info énergie de la Loire).
« On considère que les capteurs ont une durée de vie physique de trente à trente-cinq ans, certains fabricants parlent d’une durée un peu plus longue.S’agissant de la production, la plupart des capteurs sont garantis vingt-cinq ans. Concernant les onduleurs, leur durée de vie est estimée à une dizaine, voire une douzaine d’années ».
Plutôt que d’investir eux-mêmes dans la production d’énergie photovoltaïque, les agriculteurs ont la possibilité de louer leurs toitures à des sociétés qui sont aujourd’hui nombreuses à vouloir exploiter ce créneau.
« C’est une autre façon de valoriser sa toiture, mais l’agriculteur ne bénéficie pas de la vente de l’énergie », souligne Yanick Chiron.
« Il faut donc faire très attention au bail commercial qui est contractualisé entre le producteur d’énergie et le propriétaire du bâtiment, notamment par rapport aux responsabilités respectives en cas de défaillance du système. Que devient l’installation en fin de contrat d’achat avec EDF, et en fin de vie des capteurs…? »
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