Un bilan économique motivant
Énergie solaire photovoltaïque
Jura agricole et rural
Publié le: 05 février 2009
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En construisant son nouvel hangar, Nicolas Machon, agriculteur à Chanos-Curson (Drôme), a saisi l’opportunité d’en équiper le toit de quatre-vingt deux panneaux solaires. L’investissement devrait être entièrement rentabilisé en moins de vingt ans.
Pour Nicolas Machon, installé en 1998, le développement durable fait partie intégrante des actions du domaine des Pierrelles, qu’il exploite en EARL unipersonnelle à Chanos-Curson (Drôme).
Après l’installation d’une chaudière collective à bois déchiqueté, la pratique de l’agriculture raisonnée sur ses douze hectares de vignobles crozes-hermitage ou encore la certification Global Gap sur les huit hectares d’abricotiers et les quatre de noyers, la construction d’un nouvel hangar l’a porté à se lancer dans la production d’électricité photovoltaïque.
« Souhaitant optimiser mon projet, j’ai prospecté pendant un an et demi de nombreux installateurs de panneaux photovoltaïques afin d’étudier les diverses solutions techniques, les modes de suivi de ce type d’installation et j’ai comparé les devis », explique Nicolas Machon. Face à la multitude des offres et à la difficulté d’en faire le tri, il a finalement opté pour la sécurité et la confiance. Son choix s’est porté sur la société Evasol, partenaire exclusif de Tenesol, qui offre, entre autres, un suivi technique, une garantie de vingt-cinq ans sur les panneaux solaires ainsi qu’une garantie décennale certifiée sur l’étanchéité du système, ici intégré dans la toiture.
Une solution qui peut être simple et rentable
L’installation, relié au réseau EDF depuis le 29 octobre 2008, comprend quatre-vingt deux panneaux solaires répartis en six séries, reliées chacune à un onduleur. Cette segmentation permet une continuité dans le fonctionnement du système au cas où une série tomberait en panne.
La production annuelle d’électricité, entièrement revendue à EDF, a été estimée par Evasol à plus de 19 000 kilowattheures (kWh) procurant un chiffre d’affaires annuel d’environ 11 000 euros. « Mon investissement a représenté 135 000 euros hors taxes, dont 97 000 euros pour l’installation photovoltaïque et le reste pour la construction du hangar », indique Nicolas Machon.
Financé par un emprunt de 120 000 euros et un autofinancement de 15 000 euros, le projet rapportera sur vingt ans au moins 220 000 euros (sur la base d’un tarif de rachat de l’électricité produite à 0,57 euro le kWh). « Ce montage financier permettra ainsi de couvrir entièrement les dépenses d’investissement et de fonctionnement (charges d’assurances diverses, de taxe professionnelle, de location de compteurs…) liées à l’installation photovoltaïque et à la construction du hangar », précise l’exploitant, qui confie avoir raisonné comme pour un placement.
Trouver la confiance
Dans l’un des ateliers du domaine, sont installés les compteurs qui mesurent la production électrique des panneaux solaires. Les chiffres sont enregistrés directement sur un ordinateur.
Mais ils sont également notés par Nicolas Machon sur un calendrier qui permet, au fil des jours, de suivre le rendement des panneaux et, par déduction, d’imaginer l’état de la météo.
Lors des épisodes neigeux et pluvieux, la production d’électricité a été moindre que celle prévue, mais les beaux jours de janvier ont pu rattraper ce léger déficit. S’engager dans un tel projet nécessite de « lever les appréhensions pour se lancer », estime Nicolas Machon. Il ajoute : « ce qui m’a décidé, c’est la confiance que j’ai pu trouver dans une entreprise d’expérience comme Evasol avec un engagement pérenne ». Aux agriculteurs qui, de plus en plus nombreux, s’interrogent sur l’opportunité d’installer du photovoltaïque, Nicolas Machon répond que « sur un bâtiment neuf, c’est presque impensable de ne pas entreprendre une telle démarche ».
Son nouveau projet se dessine déjà : l’installation de chauffe-eau solaires pour ses trois gîtes.
Prix de rachat de l’électricité
Depuis le 26 juillet 2006, les services ministériels ont revu à la hausse les prix d'achat du kWh d'origine photovoltaïque. En France (métropole continentale), le tarif de base applicable en 2009 est de 32,823 centimes d’euros le kWh, auquel s’ajoutent 27,353 centimes d’euros le kWh si les capteurs sont intégrés au bâti.
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