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Se former avec Vivea
Jura agricole et rural
Publié le:  12 février 2009
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Un groupe d’agriculteurs jurassiens en formation à Champagnole

Plus de 700 agriculteurs se sont formés dans le Jura l'hiver dernier, et plus de 75 000 à l'échelon national. Coup de projecteur sur Vivea, son fonctionnement et ses actions.

Vivea est un fonds d’assurance formation dont la création remonte à 2001, il a succédé au Fafea. Il résulte d'une convention signée entre les organisations syndicales nationales et celles à vocation générale.

Il s'agit en fait d'un fonds d’assurance formation dont les contributeurs, c'est-à-dire les financeurs sont des actifs non salariés, chefs d’entreprise, conjoints collaborateurs ou aides familiaux des différents secteurs :

• exploitations et entreprises agricoles (culture, élevage, dressage, entraînement, activités touristiques implantées sur ces exploitations…) ;
• entreprises de travaux forestiers (sauf exploitants forestiers négociants en bois) ;
• entreprises de travaux agricoles et du paysage (y compris création, restauration et entretien de parcs et jardins).

Les missions de Vivea
Vivea accompagne le développement des compétences des entrepreneurs du vivant tout au long de la vie avec pour objectifs de conforter les emplois, d'améliorer la qualité de la vie et de favoriser le développement personnel et professionnel de ses ressortissants. Il s'agit pour Vivea d'accompagner l’évolution des entreprises en mutation et de permettre de concilier projet de vie, projet d’entreprise et projet de société.
Ses actions visent encore à favoriser l’implication dans les territoires dans une logique de développement durable. Grâce aux fonds collectés, Vivea finance et oriente la formation professionnelle continue, assure la promotion de la formation, améliore l'adéquation entre l'offre, la demande et le développement.

Il met en œuvre des actions prospectives, d’innovation et d'expérimentation.

En 2007, 75 000 bénéficiaires actifs ont profité de ces actions qui représentent 1 540 000 heures/stagiaires pour des formations de 2 jours en moyenne.

Vivea mutualise et gère la contribution prélevée par la MSA auprès des 597 148 actifs non salariés chefs d’entreprises agricoles, du paysage et de travaux forestiers, conjoints collaborateurs et aides familiaux ainsi que les personnes ayant engagé une démarche d’installation.

Cette contribution annuelle, quel que soit son montant (33 euros par contributeur en moyenne en 2007) ouvre un droit personnel à la formation.
Elle permet de bénéficier, à condition d’être à jour de sa contribution, d’une prise en charge totale ou partielle des frais de formation.

Vivea est à l’écoute de ses contributeurs grâce à une organisation politique et technique proche du terrain. Le conseil d’administration ainsi que les 1880 représentants des organisations professionnelles agricoles siègent dans 94 comités départementaux et 21 comités régionaux. Le rôle de ces instances est d’orienter la politique de formation, d’améliorer l’adéquation entre l’offre et les besoins, d’agréer les projets de formation.

La mise en œuvre technique, administrative et financière est confiée à 68 salariés dont le rôle est de réaliser les opérations décidées par les élus, garantir la rigueur et la transparence du processus de financement et de contribuer à la qualité des formations.
Ils conduisent les études et les analyses nécessaires pour éclairer les travaux des instances politiques. Enfin, ils ont un rôle d’information et d’orientation des contributeurs qui peuvent les contacter directement.

Deux conseillers interviennent en Franche Comté :  Sylvie Humblot dans les départements du Doubs, du Jura et globalement en Franche Comté ; et Michel Corbin en Haute-Saône et dans le Territoire de Belfort.

Vivea dispose d’un site www.vivea.fr où un espace est consacré aux contributeurs Vivea. Ils y trouvent des informations sur leurs droits et les démarches à effectuer, des exemples de formations, la liste des formations agréées par le département et sur la France entière (rubrique « choisir une formation »), une présentation détaillée et les coordonnées des organismes de formation auprès desquels s’inscrire.

En groupes ou individuelles
Dans le Jura, les formations collectives sont dispensées principalement par deux structures : l’ADFPA, et l’AFOCG. En dehors de ces stages, il est possible de bénéficier des crédits Vivea pour la prise en charge de tout ou partie des frais de formation professionnelle continue des entrepreneurs du vivant, c’est-à-dire, des actifs non salariés chefs d’entreprises, conjoints collaborateurs ou aides familiaux des secteurs concernés, être à jour de contribution formation collectée par la MSA.
 
Ainsi des formations individuelles, des bilans de compétences dans le cadre ou non d’une reconversion professionnelle sont finançables. De même, la validation des acquis de l’expérience et leur accompagnement afin d’obtenir un niveau de qualification reconnue sont aussi possibles. D’autres formations comme celles pour l’obtention d’un permis ainsi que des formations dans le domaine des langues pour accueillir des touristes peuvent également bénéficier des crédits Vivea.

L’activité formation dans le Jura
En 2007, Le comité Vivea du Jura sous la présidence d’Isabelle Bonnet a examiné et financé 106 formations touchant plus de 700 stagiaires.
Les agriculteurs de Franche Comté et particulièrement ceux du Jura se forment plus que la moyenne nationale, En effet, le taux de bénéficiaires/ contributeurs dans le Jura est de 15,1% ce qui est particulièrement important puisque la moyenne nationale en 2007 est de 12%.

Les formations proposées par les différents organismes de formations (ADFPA principalement mais aussi AFOCG 39, Resa, Accueil paysans, CFPPA de Montmorot), ont bien répondu aux attentes des agriculteurs qui ont participé aux formations mises en place.

Pour l’ADFPA 39, la mise en place des actions, comme par exemple « Concevoir et piloter son projet à l’aide du groupe », « Bien concevoir son bâtiment d’élevage », « Évaluer les vins pour les commissions d’agrément », « Élaborer des projets et décider dans la coop » « Éliminer les déchets de son exploitation », « Accueillir des enfants sur sa ferme pourquoi pas », « Apprendre à déguster et à parler des fromages » est le fruit du partenariat avec les OPA, les groupes de développement, les coopératives…qui sont chargés de recenser les attentes et les questions des agriculteurs qu’ils côtoient.
Le travail d’ingénierie de formation réalisé ensuite par l’ADFPA permet de transposer les attentes de formation en besoins de formation.

L’AFOCG 39 a également développé son offre de formation en 2007 en proposant des thématiques nouvelles telles que : « mieux communiquer pour mieux vivre la vente directe », « créer et faire vivre un marché collectif de producteurs bio » en réponse à la demande de ses adhérents. En 2007, des formations innovantes et de qualité ont pu être mises en place pour la première fois grâce en particulier à la mobilisation financière des cofinancements européens du FSE.
Ces financements complémentaires ont permis aux centres de formation de consacrer plus de temps au recrutement des stagiaires mais également à faire appel à des intervenants extérieurs apportant un éclairage d’expert sur les problématiques retenues.

Dans le département du Jura, département d’élevage, l’ADFPA a mis en place en 2007 un parcours de formation sur la santé animale. Les formations qui couvraient des approches traditionnelles ou alternatives ont été proposées en faisant appel à des intervenants tels que des vétérinaires libéraux, des techniciens de l’institut de l’Élevage, du contrôle laitier…
 
Perspectives
Après avoir mobilisé les financements européens du FSE géré par la DRTEFP sur la période 2005- 2007, Vivea travaille actuellement à la mobilisation des fonds du Feader gérés par la Draf. Ces cofinancements européens permettent de financer les formations concernant principalement les préoccupations environnementales (limitation des intrants, protection de l’eau…) et de répondre aux nouveaux enjeux énergétiques.
 
Dans un premier temps une phase de sensibilisation à ces thématiques nouvelles est nécessaire et demandera des actions de formations allant dans ce sens. Cela amènera aussi à créer ou renforcer les partenariats avec d’autres cofinanceurs : les collectivités territoriales comme le conseil régional ou d’autres acteurs telle l’agence de l’eau.


À quoi sert la formation professionnelle continue ?
Tout ce que l’on apprend à l’école primaire, au collège puis au lycée et ensuite dans des filières générale ou professionnelle constitue la formation initiale. Elle est nécessaire pour acquérir des connaissances de base.
 
Lorsque l’on entre dans la vie professionnelle, on pense souvent en avoir fini avec la formation, puis on se rend compte que l’on n’a pas forcément acquis toutes les compétences nécessaires à l’exercice de son métier.
On peut progresser, se faire une expérience, profiter du savoir faire transmis par des anciens ou des collègues, quand c’est possible. Mais comment faire lorsque l’on est seul, lorsque le métier évolue très vite ?
 
C’est là qu’intervient la formation professionnelle continue. Elle a pour vocation de compléter la formation initiale, d’élargir le champ de compétences en gagnant en efficacité tout en améliorant la vie quotidienne : s’installer, comprendre les évolutions des marchés, des politiques publiques, mieux gérer en réduisant ses charges, moderniser son entreprise, améliorer la qualité de ses produits…

Mais il ne s’agit pas de retourner à l’école. Les programmes et les méthodes d’apprentissage sont différents, adaptés pour des adultes et basés sur la pratique des agriculteurs. En effet, les formations sont construites à partir de l’écoute des questions qui se posent dans l’exercice du métier. Les stagiaires doivent repartir avec leurs solutions. Les formations sont des lieux de rencontres et d’échanges entre collègues. Organisées en petits groupes et si possible sur les lieux de production, elles sont généralement de courte durée (deux jours en moyenne).

Les sessions de formation sont construites par les centres de formation à la demande de groupes de développement, d’organisations professionnelles, de centres techniques…., en faisant appel à des intervenants extérieurs, experts dans des domaines spécifiques (vétérinaires, consultants en communication, comptables, informaticiens…). Mais les actions organisées se distinguent du conseil : à l’issue de la formation, les stagiaires doivent maîtriser de nouvelles compétences qu’ils seront capables de mettre en pratique, une fois retournés sur leur exploitation.

Si on parle de « formation tout au long de la vie » c’est qu’elle permet aussi d’accompagner les reconversions professionnelles : changement de production, diversification, changement de métier. Les actions seront alors plus longues, avec la construction de véritables parcours de formation individualisés.


Un crédit d'impôt pour motif de formation
Depuis août 2006, les chefs d’entreprise peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt lorsqu’ils participent à ces actions de formation. Dans le cadre de la loi en faveur des PME tout chef d’entreprise au régime du bénéfice réel peut bénéficier d’un crédit d’impôt correspondant au Smic horaire dans la limite de 40 heures par an.
 
Les associés de sociétés de personnes et les sociétés commerciales (SARL, SA…) sont concernés par le dispositif. À titre d’exemple, le dirigeant d’une société assujettie à l’impôt sur les sociétés a effectué 21 heures de formation en 2006. Le crédit d’impôt s’élèvera à 173,67 euros (21 X 8,27 - Smic horaire 2006) imputable sur l’impôt sur les sociétés dû par la société.
 
Pour bénéficier du crédit d’impôt, les entreprises déposent la déclaration spéciale auprès du comptable de la direction générale des impôts qui permet de déterminer le crédit d'impôt pour « dépenses de formation » des dirigeants, imputable sur l'impôt sur les sociétés ou sur l'impôt sur le revenu.
 
L’attestation de stage délivrée par l’organisme de formation doit bien sûr être conservée ainsi que la facture de la participation des stagiaires aux frais de formation.




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