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Le lancement des ASA locales
Syndicat des irrigants
Jura agricole et rural
Publié le:  19 février 2009
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Une assemblée générale consacrée à l'organisation de l'irrigation collective dans le Jura

Le syndicat des irrigants invite les agriculteurs à constituer rapidement des ASA (Associations syndicales autorisées), première étape vers un nouveau système d'irrigation dans le Jura.

La création de réseaux enterrés d'irrigation et de stations de pompage électriques gérés collectivement devra se faire avant l'été 2011.

C'est le délai imparti pour pouvoir bénéficier du fonds de restructuration qui sera alloué à l'ancien bassin betteravier d'Aiserey.
Le timing est serré car, entre les enquêtes publiques, les appels d'offres et les travaux à réaliser, ils ne reste que quelques mois aux agriculteurs intéressés pour enclencher la mécanique, avec une première étape décisive : la constitution des ASA locales.
 
Une gestion collective Le fonds « sucre » sera affecté sans doute à part égale entre des projets agroindustriels et l'agriculture mais il reste des incertitudes sur la répartition de l'enveloppe de 16,2 millions d'euros. Une délégation de représentants de la FDSEA et du syndicat des irrigants a rencontré le directeur de cabinet du ministre de l'Agriculture pour l'alerter sur le sujet et demander de porter l'enveloppe à 19 millions d'euros avec une gestion Bourgogne Franche-Comté. « Nous irons chercher d'autres soutiens financiers s'il le faut auprès des collectivités et de l'Agence de l'eau », insiste Franck Lenoir, président du Syndicat des irrigants.

Car il en est persuadé, une gestion collective et efficace de l'irrigation prépare l'avenir des exploitations et va dans le sens de ce que souhaite la société en matière d'environnement. Sans oublier l'enjeu économique et en terme d'emploi pour les usines de légumes (Val Union) et d'oignons (STL) dont l'approvisionnement est lié à la capacité d'irrigation des exploitations. « 4 millions investis dans “Légumes Express”, c'est 50 emplois en plus », souligne Jean-Louis Baudard, président de Val Union.

Définir les périmètres
Lors des réunions techniques qui vont démarrer cette semaine, les agriculteurs vont définir les périmètres des ASA et préciser les surfaces sur lesquelles ils souhaitent définitivement s'engager après accord avec leurs propriétaires. L'objectif étant d'arriver sur chaque ASA à une proportion d'environ 20 % de cultures légumières irrigables. Un critère qui limite beaucoup de projets, de nombreux agriculteurs ne pouvant garantir qu'ils s'engageront demain dans ce type de productions.

Pour ce céréalier de Longwy sur le Doubs, l'engagement dans l'irrigation collective était plutôt perçu comme un investissement pour les générations à venir : « Je ne cultive pas de légumes mais j'ai envie de proposer une exploitation avec du potentiel à celui qui prendra ma suite. On ne sait jamais quelle culture on devra faire demain... ».
 
Ce critère de diversification s'est imposé notamment en Côte d'Or où la ressource en eau est plus difficile à mobiliser que dans le Jura et où il n'était pas envisageable de parler d'irrigation seulement pour des cultures classiques comme le maïs, l'orge... « Ce critère était inutile, estime Emmanuel Schouwey. A partir du moment où un agriculteur investit dans de l'irrigation collective, son seul choix est de rentabiliser l'investissement et de se tourner naturellement vers des cultures à plus forte valeur ajoutée. Il n'est pas question de contraindre les agriculteurs à signer des contrats ».
 
Au cours de l'assemblée générale, il a été réaffirmé que le coût des charges fixes pour l'irrigation collective serait maintenu en dessous de la barre des 100 euros de l'hectare irrigable. Il est également prévu l'embauche de techniciens par les chambres d'agriculture pour développer les projets autour de l' irrigation, du miscanthus/chanvre et des légumes.

Le syndicat des irrigants a été créé en 1996, sous l'impulsion de le FDSEA du Jura, pour être l'interlocuteur des instances administratives et financières, ce qui s'est concrétisé par une convention avec l'Agence de l'eau sur la transmission de données.
 
L'activité du syndicat est relativement réduite car le niveau de prélèvement des agriculteurs n'affecte pas les ressources en eau du département qui sont bonnes. Le syndicat a été réactivé en 2003 au moment de la sécheresse et il est consulté tous les ans sur les questions de politique agricole et les critères de prélèvement d'eau, notamment depuis l'évolution de la loi sur l'eau.

Fin 2007, il s'est à nouveau mobilisé pour être l'interlocuteur de l'administration dans le dossier « Après betterave ».

Réunions de secteurs pour définir les périmètres des ASA :
le 19 février à 9 h 30 à la salle des fêtes de Champdivers
le 20 février à 14 h à la salle des fêtes de Belmont




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