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Vaccination obligatoire contre les sérotypes 1 et 8
Communiqué DDSV : FCO
Jura agricole et rural
Publié le:  19 février 2009
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L’Arrêté Ministériel du 4 novembre dernier rend obligatoire pour une période de douze mois la vaccination contre les sérotypes 1 (BTV1) et 8 (BTV8) en France continentale.

La vaccination concerne tous les animaux d’espèces domestiques sensibles à la fièvre catarrhale du mouton (FCO), c’est-à-dire tous les bovins de plus de 2,5 mois et tous les ovins de plus de 3 mois.
 
Les seules dérogations concernent les animaux de boucherie destinés à être abattus avant l’âge de 10 mois et les animaux destinés à l’abattage directement après une période d’engraissement en bâtiment réellement fermé (4 murs) et protégé contre les vecteurs.
La vaccination doit être réalisée par le vétérinaire sanitaire entre le 15 décembre 2008 et le 30 avril 2009. La vaccination se fait à partir de deux vaccins différents et donc deux injections, réalisées le même jour.

Contrairement à des informations qui circulent dans la presse, le vaccin n’est pas inutile : preuve en est que les départements du nord de la France et la Suisse, où la vaccination était obligatoire en 2008, sont beaucoup moins touchés que les zones non vaccinées.

Par ailleurs, ces informations minimisent l’impact de la maladie, alors que l’expérience montre que, dans certains cas, les pertes sont très importantes. En outre, les animaux non vaccinés ne pourront plus circuler après le 30 avril sauf à destination d’un abattoir et leurs propriétaires s’exposeront à des sanctions pénales.
 
Pour les bovins, les livraisons de vaccin se font de façon échelonnée ; en conséquence, le comité départemental de pilotage FCO composé de représentants d’éleveurs, de vétérinaires et de la DDSV a défini un ordre de priorité : d’abord les animaux destinés à l’export, puis les élevages allaitants en faisant la vaccination en même temps que la prophylaxie habituelle ; puis des quantités importantes de vaccins vont arriver suivant le calendrier prévisionnel suivant : Ces livraisons importantes ne vont toutefois pas permettre la vaccination de tous les animaux avant la mise à l’herbe. En effet, la deuxième injection ne peut se faire que trois semaines après la première.

En conséquence, les éleveurs devront s’accorder avec leur vétérinaire pour effectuer la vaccination en deux temps (d’abord les jeunes, puis les vaches laitières) ou bien garder les génisses à l’étable jusqu’à la réalisation de la vaccination de l’ensemble du troupeau.
Pour les ovins, les vaccins sont largement disponibles et les éleveurs peuvent contacter leur vétérinaire pour procéder à la vaccination dès que possible.




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