Produire de l'électricité verte
Énergies renouvelables
Jura agricole et rural
Publié le: 19 février 2009
Page 20
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Le particulier peut aussi produire et vendre de l'électricité |
Energie du futur non polluante, le photovoltaïque est pénalisé par son coût.
Le photovoltaïque consiste à produire de l’électricité à partir du rayonnement solaire.
Côté principe, il s’agit d’équiper sa toiture de panneaux photovoltaïques composés de cellules cristallines divisées en différentes couches de silicium. Celles-ci transforment la lumière en électricité sous forme de courant continu. Un ou des onduleurs le transforment alors en courant alternatif livré, via un transformateur à EDF (le principal acheteur de cette électricité verte en France).
Le rendement de cette installation varie en fonction du type de panneaux, de la localisation géographique, la saison, l’orientation et l’inclinaison de la toiture. Il existe trois types de panneaux : amorphes (moins chers, mais avec un faible rendement malgré une bonne productivité par temps couvert ou à l’ombre), monocristallins (les plus chers du fait d’un taux de rendement des plus élevés), polycristallins (le plus fréquent car c’est un bon compromis entre coût et productivité).
Côté principe, il s’agit d’équiper sa toiture de panneaux photovoltaïques composés de cellules cristallines divisées en différentes couches de silicium. Celles-ci transforment la lumière en électricité sous forme de courant continu. Un ou des onduleurs le transforment alors en courant alternatif livré, via un transformateur à EDF (le principal acheteur de cette électricité verte en France).
Le rendement de cette installation varie en fonction du type de panneaux, de la localisation géographique, la saison, l’orientation et l’inclinaison de la toiture. Il existe trois types de panneaux : amorphes (moins chers, mais avec un faible rendement malgré une bonne productivité par temps couvert ou à l’ombre), monocristallins (les plus chers du fait d’un taux de rendement des plus élevés), polycristallins (le plus fréquent car c’est un bon compromis entre coût et productivité).
Ils peuvent être intégrés à la toiture, c’est-à-dire qu’ils remplacent les tuiles, bardages, verrières, ou bien placés sur une couverture existante. La durée de vie des panneaux oscille entre 25 et 35 ans ; l’onduleur est à changer au bout de 10 ans.
Pour l’installation, il est conseillé de faire appel à un professionnel certifié QualiPv, gage de qualité.
Investir à long terme
Il est possible de vendre la totalité de sa production à EDF ou bien seulement son surplus. Ce type d’installations étant relativement onéreuse à l’achat - surtout sans aide financière des collectivités -, il est peut-être plus judicieux de se tourner vers la location de sa toiture, comme le propose la jeune société alsacienne HydroAlsace. D’autant que les porteurs de projets se heurtent à bien des difficultés administratives avant que la mise en service soit enclenchée.
Entre les premières études techniques et la signature du contrat avec EDF, il faut compter entre six mois et un an. En effet, sur le plan administratif, il faut déjà obtenir l’autorisation d’installer les capteurs (déclaration de travaux à déposer à la mairie pour un bâtiment existant) puis demander le raccordement technique au réseau EDF, obtenir un certificat ouvrant droit à l’obligation d’achat de l’électricité et signer le contrat d’achat sans oublier de souscrire à une assurance très sécurisante. Le contrat est souvent établi pour 20 ans avec EDF.
Un particulier doit débourser en moyenne 20 000 euros pour une installation inférieure à 3 kW. Pour un professionnel, il faut compter entre 150 000 et 200 000 euros pour une installation de 36 kW. En moyenne, 1 m2 de capteurs permet de produire 100 kWh par an d’électricité. En 2009, le tarif de base d’achat de l’électricité solaire est de 0,32 euro/kWh (panneaux posés sur un toit) et de 0,60 euro/kWh pour les installations intégrées au bâti. « Une installation devient rentable en moyenne entre 6 et 12 ans », selon Cédric Kubler, ingénieur à Hydro Alsace qui a, là, un argument commercial.
L’Ademe table entre 8 et 20 ans selon le prix d’achat et l’ensoleillement.
Alléger la facture
Les installations solaires photovoltaïques bénéficient d'un crédit d'impôt de 50 % du montant de l’équipement. La TVA à 5,5 % est applicable pour l’achat de matériel si le logement, pour lequel sont effectués les travaux, est achevé depuis plus de deux ans. Certaines collectivités territoriales aident à financer le projet comme le conseil régional d’Alsace ou en Bourgogne, ce qui n’est pas le cas en Franche-Comté pour les professionnels même s’il existe le dispositif « chèque soleil » pour les particuliers.
La loi de finances 2008 prévoit que le produit de la vente d’électricité photovoltaïque sera exonérée d’impôts sur le revenu pour une puissance inférieure à 3 kW.
Pour l’installation, il est conseillé de faire appel à un professionnel certifié QualiPv, gage de qualité.
Investir à long terme
Il est possible de vendre la totalité de sa production à EDF ou bien seulement son surplus. Ce type d’installations étant relativement onéreuse à l’achat - surtout sans aide financière des collectivités -, il est peut-être plus judicieux de se tourner vers la location de sa toiture, comme le propose la jeune société alsacienne HydroAlsace. D’autant que les porteurs de projets se heurtent à bien des difficultés administratives avant que la mise en service soit enclenchée.
Entre les premières études techniques et la signature du contrat avec EDF, il faut compter entre six mois et un an. En effet, sur le plan administratif, il faut déjà obtenir l’autorisation d’installer les capteurs (déclaration de travaux à déposer à la mairie pour un bâtiment existant) puis demander le raccordement technique au réseau EDF, obtenir un certificat ouvrant droit à l’obligation d’achat de l’électricité et signer le contrat d’achat sans oublier de souscrire à une assurance très sécurisante. Le contrat est souvent établi pour 20 ans avec EDF.
Un particulier doit débourser en moyenne 20 000 euros pour une installation inférieure à 3 kW. Pour un professionnel, il faut compter entre 150 000 et 200 000 euros pour une installation de 36 kW. En moyenne, 1 m2 de capteurs permet de produire 100 kWh par an d’électricité. En 2009, le tarif de base d’achat de l’électricité solaire est de 0,32 euro/kWh (panneaux posés sur un toit) et de 0,60 euro/kWh pour les installations intégrées au bâti. « Une installation devient rentable en moyenne entre 6 et 12 ans », selon Cédric Kubler, ingénieur à Hydro Alsace qui a, là, un argument commercial.
L’Ademe table entre 8 et 20 ans selon le prix d’achat et l’ensoleillement.
Alléger la facture
Les installations solaires photovoltaïques bénéficient d'un crédit d'impôt de 50 % du montant de l’équipement. La TVA à 5,5 % est applicable pour l’achat de matériel si le logement, pour lequel sont effectués les travaux, est achevé depuis plus de deux ans. Certaines collectivités territoriales aident à financer le projet comme le conseil régional d’Alsace ou en Bourgogne, ce qui n’est pas le cas en Franche-Comté pour les professionnels même s’il existe le dispositif « chèque soleil » pour les particuliers.
La loi de finances 2008 prévoit que le produit de la vente d’électricité photovoltaïque sera exonérée d’impôts sur le revenu pour une puissance inférieure à 3 kW.
Témoignage : « On limite les risques»
Le Gaec du Lindenhof à Hagenthal-le-Haut dans le Haut-Rhin s’apprête à finaliser un contrat de location. Un choix qui permet d’éviter de nouveaux investissements tout en respectant l’environnement.
L’objectif du Gaec, lorsqu’on l’a constitué, a été d’offrir un plus au village que ce soit au niveau intégration du bâti et de la propreté », explique Pierre Pfendler, un des neufs associés du Gaec du Lindenhof. Une priorité qui les a conduits à s’intéresser aux énergies renouvelables. « Les agriculteurs vivent de la nature, ils la connaissent et savent la respecter. Bien entendu, il nous arrive de faire des erreurs. Notre rôle dans la société est considérable, c’est pourquoi nous devons nous battre pour retrouver notre place », souligne Pierre Pfendler.
Soucieux donc de tisser un lien avec la population, le Gaec a choisi de jouer la carte de l’environnement lors de son installation. L’architecture mais aussi les méthodes de travail ont été soigneusement pensées ainsi que le recours aux énergies renouvelables.
Un projet de méthanisation est en cours qui complètera la production d’électricité non polluante. Le Gaec est en pourparlers avec HydroAlsace pour louer la toiture de sa stabulation. Il s’agira de remplacer la toiture existante par des panneaux photovoltaïques polycristallins, soit une surface 2 200 m2 orientée plein sud. Une première tranche de 60 kW sera installée en 2009 pour un investissement de 200 000 euros par un tiers. « On a déjà beaucoup investi, de l’ordre de un million d’euros. La location nous évite d’investir car ce n’est pas notre métier de produire de l’électricité. Et puis de toute façon, à la fin de la location, la centrale nous revient. Ainsi, on limite les risques », estime Pierre Pfendler. Le Gaec envisage de monter deux autres bâtiments représentant 1 000 m2 de panneaux.
Le contrat de location est un bail de 25 ans. A raison de 2 euros le mètre carré loué, le Gaec peut espérer percevoir 7 200 euros par an sur les trois couvertures louées. Un projet qui devrait faire des émules.
A titre personnel, Pierre Pfendler va investir 90 000 euros pour équiper un ancien bâtiment au centre du village de 160 m2 de panneaux intégrés dans le bâti d’une puissance de 20 kW. Le contrat porterait entre 20 et 25 ans.
L’agriculteur envisage un retour sur investissement dans les 8 à 10 ans. « Cela me fera un complément de revenu au moment de la retraite », confie-t-il même si son objectif premier « n’est pas de faire de l’argent mais de s’intéresser à quelque chose de nouveau. Les énergies renouvelables donnent une bonne image de l’agriculture. C’est important de faire quelque chose pour préserver l’environnement».
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À terme, l’équivalent de 400 kW sera installé sur trois bâtiments |
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