120 ans, jeune et séduisante…
Jura agricole et rural
Publié le: 26 février 2009
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Cent-vingt ans. C’est le temps écoulé depuis la reconnaissance officielle de la race montbéliarde.
De cette période, on retiendra surtout la richesse des événements qui ont marqué l’histoire.
L’amélioration du bétail montbéliard au cours des soixante premières années qui ont suivi la reconnaissance officielle de la race a été le fait d’une équipe composée d’un petit nombre d’éleveurs qui ont compris très tôt que la sélection pouvait être un atout économique.
Au départ, la sélection était individuelle et ne portait que sur l’utilisation d’un animal choisi par rapport à sa conformation à un standard défini. Les progrès étaient lents et les éleveurs ne possédaient que de faibles moyens. Ensuite les généalogies sont enregistrées et les performances laitières sont mesurées.
On utilisait de la manière la plus naturelle le fils de la bonne vache.
On ne devrait pas en rire puisque c’est de là que sont nés les taureaux qui sont à l’origine des grandes lignées montbéliardes.
Dans la deuxième moitié de cette longue période, la sélection est devenue collective, le progrès génétique s’est accéléré et on ne retiendra pas moins d’une biotechnologie nouvelle par décennie. Entrée dans une ère nouvelle pour déterminer précocement la valeur génétique de nos reproducteurs, exploitée par des moyens informatiques très puissants, la montbéliarde saura répondre à nos exigences mais aussi à celles qui nous sont imposées.
Aujourd’hui, à l’aube du cent-vingtième anniversaire de la race, il est important de rendre hommage à ces éleveurs de toutes les générations, à ceux qui, contre vents et marées, ont su préserver les qualités de la montbéliarde pour amener le cheptel à son niveau actuel et assurer son expansion vers d’autres régions françaises et à l’étranger…
Quelle que soit la décennie retenue, la promotion de la race n’a jamais failli, malgré des moyens engagés par les collectivités qui sont toujours restés ridiculement faibles. On peut alors mesurer le chemin parcouru sur l’évolution de cette race en comparant les clichés des lauréates sur les grandes manifestations. Là aussi, on ne devrait pas en rire puisque les championnes d’hier sont à l’origine des championnes d’aujourd’hui.
Riche et fière de son passé, la montbéliarde n’en demeure pas moins une race jeune, séduisante, passionnante, convaincante, ouverte sur le monde, tentée par les expériences et avec son avenir toujours devant elle. Une ado quoi !
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