Les déclinaisons locales des défis de demain
FD Geda du Jura
Jura agricole et rural
Publié le: 04 mars 2009
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Les groupes s’interrogent sur les actions à mettre en place |
Les groupes de développement jurassiens ont réagi au discours tenu par l’économiste Bruno Parmentier à Dole. Face aux défis que devra relever l’agriculture de demain, ils avouent leurs craintes et sont en quête de solutions…
La FD Geda du Jura surfe sur le succès qu’a connu, en novembre dernier, l’organisation du festival national des groupes de développement en Franche-Comté. Et en particulier, sur les vagues soulevées par l’intervention de l’économiste Bruno Parmentier qui, à Dole ainsi que dans de nombreux médias, pose les contours du « défi de l’alimentation de l’humanité en 2050 ».
Aussi, à la FD Geda, on n’a pas voulu courir le risque de trouver un thème moins intéressant pour ces assises départementales.
Après les assemblées des groupes de développement, les responsables sont venus à Montholier pour témoigner, pour donner leur vision de l’agriculture de demain.
Pas de solution miracle, mais le sentiment partagé que le défi à relever est d’ampleur. Les responsables de groupes livrent tour à tour le fruit de leurs réflexions.
Certains disent même leurs craintes prospectives « au moment de définir les enjeux et les actions à mettre en place pour y répondre… »
Pour Dominique Thiébaut, du GVA des Lacs, « chaque petite région doit inventer sa propre agriculture, localement… » Pour elle, il faudrait aussi « exploiter les complémentarités d’un département comme le Jura » mais aussi, « changer d’état d’esprit, surtout dans le domaine de la production des déchets… ». Elle suggère quelques pistes : le développement de l’autonomie sur les exploitations, la valorisation des ressources locales, en particulier les échanges protéagineux/matières organiques.
« Un sacré comédien »
Pour le CRDA, Christian Colmagne estime que Bruno Parmentier est un « sacré comédien… » mais qui a eu « l’avantage de redonner du sens à notre métier et de nous sensibiliser à des questions comme la diminution de l’énergie consommée, la réduction des phytos, les associations de cultures, le raisonnement de notre assolement… » Il parle aussi de décloisonnement à propos des relations avec les bio, de la nécessité de récréer des alliances, des échanges. Propos entendus d’une bonne oreille par Roland Sage qui intervient ensuite pour les bio.
Christine Colin, pour le GVA de Champagnole demande « de retrouver du bon sens agricole en arrêtant d’imperméabiliser notre terre… ». Maritie Jeanin, pour le GVA de la Petite-Montagne avoue ses craintes, la difficulté à se projeter dans l’avenir. Elle suggère la création de complémentarités, la diversification de productions qui seraient commercialisées localement…
Enfin, pour le GVA de Chemin, Didier Fontaine trouve le discours de Bruno Parmentier « alarmiste ».Et de s’interroger sur des questions plus éthiques : l’évolution voire la régulation démographique. Selon lui, des solutions comme la double récolte ou la suppression du labour ne sont pas assez débattues.
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