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L’attrait pour le cheval d’utilisation n’a jamais été aussi important |
En 2005, l’extension du statut agricole à l’ensemble des entreprises « cheval », a permis à cette dernière de réaliser enfin son entrée dans la filière agricole.
Aujourd’hui en Franche-Comté l’intégration agricole reste à faire et c’est l’un des chantiers du Conseil Franc-Comtois du Cheval qui regroupe les principaux acteurs de la filière franc-comtoise.
La filière équine peut paraître complexe aussi bien par la diversité, de races élevées, de ces acteurs, de ses structures ou de ses stades d’évolution (production de biens et services, transformation, utilisation, commercialisation). Mais cette diversité représente aujourd’hui des atouts, une richesse et des savoir-faire qu’il faut davantage exploiter.
La filière dans son ensemble est créatrice d’emplois, au niveau national les offres progressent de 2 % par an et ce depuis 5 ans. Le nombre de pratiquants dans les clubs équestres ne cesse de croître et l’attrait pour le cheval de loisirs, de tourisme et d’utilisation n’a jamais été aussi important dans notre région.
Dans ce secteur d’activité, l’offre dans certaines zones géographiques est encore insuffisante, il existe encore un potentiel de développement et d’installations agricoles. Le secteur élevage représente également un enjeu important pour la Franche-Comté, tant au niveau national qu’international, avec la compétitivité de Franche-Comté Animaux à Saint-Germain-les-Arlay. Seulement cette filière, qui a encore beaucoup à faire pour se structurer en lien avec les OPA régionales, est soumise à des aléas économiques qui peuvent fragiliser ses entreprises régionales.
Nous travaillons avec la FNC et la Fédération Nationale des Conseils des Chevaux (FCC) sur des dossiers extrêmement importants. Le maintien du taux de TVA à 5,5 remis en cause par la Commission de Bruxelles, tout comme la remise en cause par cette même Commission européenne, du financement de la filière par les recettes du PMU qui fragiliserait considérablement la filière. 1% des recettes du PMU est reversé à la filière par le biais des fonds Eperon (Fonds d’encouragement aux projets équestres régionaux ou nationaux). L’ouverture des paris aux sociétés de book-making, dont de puissants fonds de pension sont les principaux actionnaires, n’offrirait pas les mêmes retours aux éleveurs, propriétaires, entraîneurs, utilisateurs et société de courses…
Mais en Franche-Comté nous manquons de lisibilité pour nous projeter sur les prochaines années. C’est pourquoi il est de notre devoir, en tant que responsables professionnels, de réaliser un diagnostic de filière, d’agir collectivement sur ce qui est à notre portée et de revendiquer et mettre en place des mesures concrètes aux bénéfices des segments de la filière porteurs de développement économique, social et territorial. De cette capacité à faire un bilan et à se projeter dépendent notre crédibilité et notre aptitude à réussir l’intégration agricole que nous revendiquons en Franche-Comté.


