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Vanda (Micmac sur Electro) participe à Eurogénétique cette année |
Le Gaec Ligney participe régulièrement aux concours de la race montbéliarde : une affaire de passion et des méthodes de préparation des animaux bien rodées.
Michel et Johann Ligney, associés en Gaec père-fils, ne comptent plus leurs participations aux concours...« ça fait 25 ans qu'on est passionnés ! » affirme Michel.
L'exploitation est située à Ferrières les Scey, à proximité de la Saône, ce qui est synonyme de terres inondables. Elle est de type polyculture élevage, avec 105 hectares de SCOP et un quota laitier de 350 000 litres. Le troupeau laitier, une cinquantaine de vaches montbéliardes, est sélectionné principalement sur la qualité des mamelles, le corps et la taille, ainsi que le potentiel laitier et les taux.
En 25 ans, plusieurs générations de championnes issues de souches femelles remarquables se sont succédées. On peut citer Urée, championne à Paris en 98-99 ou plus récemment les prix de meilleure mamelle adulte, championnat jeune et meilleur lot d'élevage lors du concours départemental de Port sur Saône.
Entraînement à la marche
Pour cette édition d'Eurogénétique, deux des quinze montbéliardes hautsaônoises participantes viennent du Gaec Ligney : il s'agit d'Ulvée (Micmac sur Boislevin) - dont une soeur est mère à taureau du schéma Umotest - et de Vanda (Micmac sur Electro). Pour la préparation aux concours, la phase de dressage, Michel et Johann ont une technique éprouvée.
Faire marcher les vaches sur les petites routes des environs de l'exploitation.
« On utilise le manitou, une barrière devant et on part en promenade, un kilomètre environ. C'est un système simple qui fonctionne bien. On s'y met un mois, un mois et demi avant le concours. Certaines vaches sont moins dociles que d'autres. Dernièrement on a attelé Vanda qui était un peu rebelle avec une autre vache. » Seul inconvénient de la méthode, le temps de travail...
« C'est sûr qu'on a déjà fait des heures de dressage, ça se fait pas en 5 minutes, reconnaît Michel, mais c'est une passion alors on ne compte pas, s'il faut passer une heure et demie sur une vache, on le fait. » Point positif tout de même, le travail n'est pas à refaire pour chaque concours. « Au bout d'une ou deux fois, elles sont habituées et se laissent conduire facilement. De toute façon elles vont toujours mieux sur un ring, quand elles ont perdu tous leurs repères, que près des bâtiments qu'elles connaissent, avec les odeurs des autres vaches du troupeau. »
En règle générale, c'est Johann qui accompagne les vaches sur les concours, tandis que Michel reste sur l'exploitation pour faire le travail. « Cette année, on fait un essai avec un produit à base de plantes pour déstresser les vaches... on verra ce que ça donne ! », lance Johann Ligney.
Rendez-vous sur le ring d'Epinal.


