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Les banques ne suivent plus les éleveurs hyper endettés
Jura agricole et rural
Publié le:  02 avril 2009
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Lors d’une réunion d’Inaporc, la Fédération nationale porcine (FNP) a réclamé un effort collectif pour augmenter les cours.

« Depuis plusieurs semaines, les banques refusent les ouvertures de crédit aux éleveurs de porcs les plus endettés. Un tiers des producteurs sont exsangues », a déclaré mercredi à la presse le directeur d’Inaporc Didier Delzescaux. Une réunion de crise s’est tenue le même jour à l’interprofession, avec les représentants de la distribution (FCD), de la charcuterie (FICT), de l’abattage découpe (SNCP), de la coopération (Coop de France) et de l’élevage (FNP).

« La FNP a demandé à chacun de prendre ses responsabilités, car la situation n’est plus supportable », souligne un communiqué de la fédération. « Il est indispensable et urgent que le prix d’équilibre soit atteint et dépassé », poursuit le communiqué, en rappelant que les éleveurs perdent actuellement plus de 10 centimes par kilo vendu.

La FNP réclame des augmentations « rapidement significatives » au cadran de Plérin. Lors de la réunion d’Inaporc, la FNP a insisté sur la nécessité de répercuter les hausses sur la viande fraîche et les produits transformés, jugeant les «efforts dérisoires » : « 5 centimes pour les producteurs égal 1 centime sur la tranche de jambon ».

Sur le terrain, des éleveurs ont exprimé leur mécontentement chez des abattoirs du Grand Ouest, la semaine dernière.




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