|
Les rangs de la délégation jurassienne qui a fait le déplacement de Poitiers |
Le congrès de la FNSEA est toujours un temps fort de la vie syndicale et qui plus est, lorsque les grands médias nationaux annoncent des fissures voire des scissions au sein même de la « grande maison ».
Il n’en a rien été mais lors du huis clos, les participants ont pu assister à un véritable exercice de démocratie en ayant en main tous les paramètres de la discussion.
« Durant près de six heures, les représentants de toutes les productions et de tous les territoires ont pu s’exprimer librement et au final, nous avons adopté une synthèse commune » indique Frédéric Perrot, le président jurassien de la FRSEA à la tête d’une délégation d’une trentaine de représentants.
« Le bilan de santé de la PAC va faire bouger les lignes à court terme et des mesures d’accompagnement devront être mises en place pour permettre aux plus fragiles de supporter ces évolutions. Nos zones intermédiaires doivent faire l’objet d’un traitement spécifique ».
Le gouvernement a débloqué 170 millions d’euros pour cet accompagnement qui va se traduire, entre autre, par la création d’une MAE rotationnelle : « Reste à faire reconnaître les zones basses de notre région en temps que zones intermédiaires ! Il va falloir faire feu de tout bois durant les deux prochains mois pour y arriver.
Avec une référence historique de 56 quintaux à l’hectare, notre région souffre d’un handicap de compétitivité qui doit être corrigé. Comme pour les mesures herbagères, ces dispositifs correctifs devront être ouverts à toutes les exploitations sans critères restrictifs.
Si cette mesure corrective n’est pas prise, il n’y aura pas d’autre alternative pour les exploitations que l’agrandissement au détriment de l’installation » indique Frédéric Perrot lors de son intervention devant le congrès, avant de rappeler son attachement à la structuration des filières et au revenu par les prix.


