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François Fillon a confirmé la place stratégique de l’agriculture dans l’économie |
Pour préparer l’après 2013, Jean-Michel Lemétayer a appelé le Premier ministre à mettre en place de nouveaux dispositifs d’intervention qui mettent l’accent sur la régulation des marchés et le renforcement des filières. Des orientations partagées par François Fillon et qui seront mises en œuvre dans la loi de modernisation agricole.
Après le bilan de santé de la Pac, les mesures françaises d’adaptation et les débats qu’ils ont suscités au sein de la FNSEA, place au long terme. Devant le Premier ministre, François Fillon, Jean-Michel Lemétayer s’est projeté sur l’après 2013 et sur la politique agricole à mettre en œuvre pour consolider l’agriculture française et européenne.
Ainsi face à la Commissaire européenne qui prône « le tout marché » et la prime à l’hectare, le président de la FNSEA a insisté sur l’impérieuse nécessité d’une politique de régulation avec un grand R. « Ce qu’il nous faut, c’est un système de soutien plus souple, plus réactif, plus flexible, qui permette d’aider les secteurs de production et les exploitations quand ça va mal et d’aider moins quand ça va bien. Ce qu’il nous faut, c’est un dispositif d’intervention capable d’accompagner la réalité du marché, et même de l’anticiper.
Ce qu’il nous faut, c’est une politique agricole qui préserve notre modèle contre les risques de concentration des exploitations, qui encourage le renouvellement des générations, qui prenne en compte les handicaps et protège les consommateurs » a-t-il martelé. Réguler, a-t-il insisté également, c’est garantir la pérennité des exploitations face à la volatilité des prix et des marchés, grâce à un dispositif assurantiel des risques économiques.
En France, la régulation prônée à Bruxelles doit reposer sur des filières solides. Elles n’y parviendront que par le renforcement de l’organisation économique « pour créer les conditions d’une négociation équilibrée », la sécurisation des interprofessions « pour conclure des accords permettant de réguler l’offre, de proposer des recommandations de prix et de conditions de paiement » et le développement de la contractualisation. Ce qui suppose une réforme de la concurrence « qui ne doit pas être au service d’un libéralisme débridé mais doit fixer des règles du jeu claires et respectées » et le fonctionnement d’un observatoire des prix et des marges.
Place stratégique
Bien entendu la mise en place d’une politique agricole ambitieuse exige des moyens. Notamment à Bruxelles où la Pac est la cible régulière de nombreuses critiques. « Nous comptons sur votre détermination et celle du Gouvernement pour défendre un budget à la hauteur des enjeux et des ambitions de l’agriculture », a plaidé le président de la FNSEA auprès de François Fillon. Au-delà de la Pac, l’avenir de l’agriculture passe aussi par une amélioration de sa compétitivité et la maîtrise des charges. Ce qui implique de ne pas s’imposer des contraintes supplémentaires par rapport à nos partenaires en matière de biotechnologies ou d’environnement.
« Tout produit de traitement utilisable dans l’Union européenne doit l’être en France », a insisté le président.


