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Le ministre défend son bilan
Congrès FNSEA
Jura agricole et rural
Publié le:  09 avril 2009
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« Nous devons aujourd’hui tracer un chemin pour la Pac de demain», a souligné Michel Barnier

Face à l’opposition qu’ont suscitée les mesures d’application du bilan de santé chez les céréaliers, Michel Barnier a défendu son bilan, alors qu’il s’apprête à quitter le ministère de l’Agriculture dans un mois.

Aune trentaine de jours de son départ de la rue de Varenne, Michel Barnier a défendu le bilan de santé de la Pac et sa mise en œuvre en France au congrès de la FNSEA.

Il est vrai qu’un certain nombre de délégués du Bassin parisien n’acceptent pas les mesures annoncées le 23 février.
Ils le lui ont fait savoir en l’accueillant sous les huées à son arrivée dans la salle et à l’issue de son intervention.

D’autres, une centaine d’agriculteurs venus d’Ile-de-France ont manifesté plus pacifiquement devant l’entrée du congrès pour protester contre les mesures prises.

« Tout ce que j’ai fait, je vous l’avais annoncé (…). J’ai voulu faire une politique plus juste. On ne fait pas bouger les lignes en mettant tout le monde d’accord », s’est justifié le ministre de l’Agriculture. Surtout, les mesures qu’il a prises permettent de préparer l’après 2013, a-t-il insisté. « Nous devons aujourd’hui tracer un chemin pour la Pac de demain. Notre objectif est d’anticiper les prochaines échéances, c’est-à-dire 2013 (…). Les décisions que nous avons prises nous ont rapprochés du centre de gravité européen ». Tout en reconnaissant que la Pac telle que la défend la France ne fait pas l’unanimité.

Avenir de la Pac
Quid de l’avenir de la Pac ? C’est également la question que se sont posée un certain nombre de personnalités qu’avait réunies la FNSEA autour d’une table ronde sur « la valorisation de nos productions à l’épreuve de la Pac et de son budget ».

Pour Nicolas-Jean Brehon, professeur à la Sorbonne, la partie est loin d’être gagnée, surtout dans la perspective des prochaines échéances et notamment de l’élaboration du budget pour la période 2013-2020.
« La Pac sera moins défendue » observe-t-il. Un certain nombre de partenaires préfèrent mettre l’accent sur l’environnement, le développement durable, la recherche, les énergies renouvelables…

La France n’est peut-être pas aussi convaincue qu’elle l’était de l’utilité de Pac. Pour la simple raison que notre pays qui était bénéficiaire de la Pac en termes budgétaires ne le sera plus à partir de 2011. Avant d’appeler les agriculteurs à nouer des alliances pour faire partager leurs positions et à éviter les termes qui fâchent comme « le protectionnisme ». « Il ne faut pas provoquer les gens avec des concepts qui leur font peur », résume-t-il. Néanmoins, il existe en France un vrai consensus politique pour pérenniser la Pac, à droite comme à gauche.

Qu’il s’agisse de Christophe Béchu, président du conseil général du Maine-et-Loire et tête de la liste UMP pour les élections européennes pour l’Ouest ou de Stéphane Le Foll, deuxième sur la liste PS des européennes pour l’Ouest, ils défendent bec et ongles le maintien de la Pac, même s’ils reconnaissent qu’il faudra y apporter quelques aménagements.

Chez les professionnels aussi, il n’y a pas d’alternative à la Pac. Philippe Mangin plaide pour le maintien des instruments de régulation indispensable « pour la sécurité alimentaire et l’équilibre des territoires ». Quant à Xavier Beulin, vice-président de la FNSEA, il défend une Pac qui intègre « un vrai projet économique pour l’agriculture, écologiquement intensive et économiquement responsable ». En insistant sur la nécessaire organisation des filières et la prise en compte de sa modernité notamment au travers de la recherche.




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