De nombreux délégués de diverses régions ont insisté, lors du congrès de la FNSEA, sur la précarité dans laquelle vont se trouver plongées les exploitations françaises de grandes cultures du fait des choix du Gouvernement pour l’application du Bilan de santé de la Pac.
Orama relève la volonté de la FNSEA de consacrer la plus grande attention à l’évolution de cette situation.
Orama prend acte également du plan d’accompagnement annoncé par les Pouvoirs publics à la suite des manifestations et autres actions syndicales répétées qu’ont provoquées leurs décisions. C’est un début de réponse positif aux préoccupations des producteurs. Ceux-ci espèrent que le dispositif annoncé sera prolongé par des mesures législatives significatives, notamment en matière de gestion des aléas.
Les producteurs du secteur des grandes cultures vont maintenant devoir s’adapter du mieux qu’ils pourront, sur leurs exploitations et avec leurs partenaires de filières, à la rupture résultant du Bilan de santé de la Pac. Ils devront notamment disposer à cet effet de tous les facteurs de production qui sont nécessaires pour être aussi performants économiquement qu’environnementalement.
Il n’en reste pas moins que le contexte des marchés sera désormais plus crucial que jamais pour l’avenir de ces exploitants.
C’est pourquoi les pouvoirs publics ne pourront se satisfaire d’avoir parié sur des prix qui seraient plus élevés qu’aujourd’hui. Si leurs prédictions, sur lesquelles ils ont fondé leur approche de l’application du Bilan de santé, ne se réalisent pas, ils devront adopter de nouvelles mesures.
C’est ainsi que prendra tout son sens la création du comité de suivi des marchés, annoncée le 30 mars par le Président de la République.
Orama poursuivra son action dans toutes ces directions en synergie avec la FNSEA.


