Le nouveau conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer a confirmé l’abondance prévisible des stocks de fin de campagne et l’augmentation de l’autoconsommation à la ferme.
Le conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer n’était pas en mesure, à ce stade de la campagne, de bouleverser les derniers bilans prévisionnels présentés par l’OniGC et qui s’accordaient sur une lourdeur des stocks de report de fin de campagne.
Les quelques ajustements apportés par le conseil céréales de FranceAgriMer du 8 avril, allègent donc la prévision de stock de report de blé tendre de 100 000 t, ce qui ne remet pas en cause la perspective d’abondance. Néanmoins avec 3,9 Mt, ce stock sera l’un des plus importants connus, après celui de 2004/2005, qui atteignait 4,77 Mt mais dans lequel figurait un stock d’intervention de 2 Mt qui devait se résorber au cours des deux petites campagnes suivantes. Cette campagne, il s’agit bien d’un stock chez les collecteurs, voire encore en ferme.
La modeste réduction du report a été obtenue, entre autres, par une révision de l’autoconsommation de 100 000 t, à 4,5 Mt, compensant une perte des utilisations par les fabricants d’aliments du bétail de 100 000 t également. La collecte ramenée de 32,6 à 32,5 Mt et une augmentation des utilisations par l’amidonnerie, ont permis de parvenir à la baisse du stock de report.
Le conseil spécialisé a confirmé sa prévision d’exportation de blé vers les pays tiers record à 9,5 Mt : 7,5 Mt au départ de la France ont déjà été chargées à la date du 31 mars. À l’issue de la campagne actuelle, l’Union européenne sera probablement le deuxième exportateur mondial de blé derrière les États-Unis.
Moins de maïs dans l’aliment du bétail
Le conseil a confirmé un stock de report de maïs de près de 2,9 Mt. Comme pour le blé, l’estimation d’utilisation par les fabricants d’aliments du bétail a été revue en baisse de 100 000 t 3,4 Mt, l’autoconsommation étant relevée d’autant.
Le phénomène de l’autoconsommation se développe avec les bas prix des céréales. Les ventes à l’UE ont été augmentées de 90 000t à 5,6 Mt Le marché de l’orge fourragère est au point mort à l’export vers l’UE mais les sorties vers les pays tiers ont été relevées de 100 000 t et l’autoconsommation de 70 000 t. Le manque de transactions entraînant des prix bas, les offres à l’intervention dans l’UE se sont accélérées pour atteindre 464 000 t, la plus grande partie étant le fait de la Hongrie et de la République tchèque mais aussi de l’Allemagne avec 53 000 t.
FranceAgriMer n’exclut pas des offres à l’intervention en France, les prix se situant nettement en dessous du prix d’intervention.
Mais on assiste depuis quelques jours à une légère remontée des cours et à un regain d’intérêt des fabricants d’aliments en raison des prix attractifs actuels. En ce qui concerne le blé dur, une révision en baisse de 90 000 t de la collecte a permis de ramener la prévision de report, de 300 000 t à 235 000 t.


