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Les conditions pour un pâturage réussi
Élevage bovin laitier
Jura agricole et rural
Publié le:  16 avril 2009
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La mise à l’herbe doit être d’autant plus précoce que la surface mise à disposition des vaches est importante

Pour se donner le maximum de chances de réussir la saison de pâturage, il est conseillé aux éleveurs bovins laitiers de mettre leur troupeau à l’herbe le plus tôt possible, de faire pâturer « ras » et d’ajuster la complémentation sur la pousse.

Le phénomène est bien connu en élevage bovin laitier : une mise à l’herbe trop tardive, une complémentation excessive pour terminer un silo… Et c’est le débordement par l’herbe dans les premières semaines du printemps, ce qui risque de compromettre toute la saison de pâturage.

Alors, il est fortement recommandé de mettre à l’herbe le plus tôt possible, quitte à devoir augmenter temporairement la complémentation ou à rentrer quelques jours les animaux si le temps se dégrade trop. C’est le « leitmotiv » de tous les éleveurs qui gèrent bien le pâturage.

Cela doit s’accompagner, bien sûr, d’une transition progressive sur la ration d’hiver, en prenant bien soin d’ajuster les fourrages distribués sur la pousse et non l’inverse. Afin de limiter les risques de débordement, il convient d’ailleurs de rechercher une mise à l’herbe d’autant plus précoce que la surface mise à disposition des vaches est importante.

Concernant la complémentation, deux situations sont à distinguer selon la surface disponible par vache en plein printemps (avril - mai). D’abord, avec moins de 20 ares disponibles par vache, une complémentation permanente en fourrages conservés est généralement obligatoire.

Encore faut-il la moduler selon l’herbe disponible et la distribuer le soir, de manière à ce que les vaches aient de l’appétit le lendemain matin à l’entrée sur la pâture. D’autre part, au-delà de 20 à 25 ares par vache au printemps, l’herbe pâturée peut suffire à elle seule, éventuellement soutenue par quelques apports d’ammonitrate, d’autant moins nécessaires que la surface est importante.

Préserver la qualité de l’herbe
Dans ce second cas, les éleveurs ont donc intérêt à cesser toute complémentation en fourrages, à fermer les silos, dès que l’herbe pâturée représente plus de 60 % de la matière sèche fourrage de la ration. Mais qui dit « pâturage à 100 % », dit « pâturage de nuit ». S’il est vraiment impossible de ressortir les vaches la nuit, sachant que c’est après la traite du soir qu’elles consomment le plus au pâturage, mieux vaut limiter la surface autour de 20 ares par vache au printemps pour préserver la qualité de l’herbe grâce à une pression de pâturage suffisante.

Enfin, pour le pâturage rationné comme pour le pâturage tournant, il importe de faire pâturer « ras », c’est-à-dire de maintenir les vaches dans la parcelle jusqu’à ce que la hauteur d’herbe descende à 5 cm environ. Le fait de pâturer « ras » favorise le tallage, la densité du gazon et améliore la qualité de l’herbe pour le passage suivant. À défaut de pâturer à 5 cm, on peut passer la barre de coupe pour faucher les refus et relancer une pousse de qualité. Certes, pour descendre à 5 cm, le lait du tank accusera une baisse dans les deux derniers jours avant le changement de parcelle.
Mais avec une herbe de qualité, il remontera d’autant plus fort sur la parcelle suivante.

Source : réseaux d’élevage du Pep (pôle d’expérimentation et de progrès) bovins lait de Rhône-Alpes.




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