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Raisonner globalement
Aménagement des prairies
Jura agricole et rural
Publié le:  16 avril 2009
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Pour une bonne gestion de l’herbe, il faut rechercher à limiter le temps de présence des vaches dans chaque aire

Que ce soit pour les bovins allaitants ou pour les vaches laitières, l’herbe est un aliment de grande qualité qui a, de plus, des avantages économiques indéniables. Mais encore faut-il savoir gérer la mise à l’herbe, aménager les prairies et rationaliser le travail.

Avec l’augmentation des quotas et du nombre de bovins, la tendance est souvent de donner une ration unique toute l’année et de réduire le pâturage.

Pourtant l’herbe offre qualités nutritionnelles, diversification alimentaire, gain en matière de coût et, pour les bovins allaitants, elle permet des croissances de l’ordre de 1 000 g quotidiennement. Le pâturage doit être organisé, les prairies aménagées et la gestion s’entend de façon globale.

Selon les régions, les pratiques de pâturage divergent. Les conditions climatiques et la taille du troupeau influant fortement sur ces pratiques. En Drôme, le pâturage tournant est majoritaire, induisant alors problèmes de clôture, d’abreuvement de chaque parcelle et si le troupeau est important, de chemins d’accès.

Découper judicieusement le circuit de pâturage
Une vache consomme environ un are par jour. Pour une bonne gestion de l’herbe, on recherche à limiter le temps de présence des vaches dans chaque aire. Le découpage des parcelles tient compte des éléments naturels comme les haies et cours d’eau. On recherchera des parcelles carrées, si possible, et avec une homogénéité au niveau du sol et de la flore présente. Les clôtures doivent être efficaces.

En bois ou en fer, l’armature doit supporter les tractions pour maintenir les fils tendus. Il est conseillé de placer les piquets intermédiaires tous les trois mètres en clôture fixe ou tous les vingt mètres en électrique. Pour les réseaux longs, on peut mettre un tenseur ou un ressort tous les 200 à 300 mètres.

Il faut également prévoir des passages pour les hommes et les engins (les barrières canadiennes) et si la clôture est électrique, le câble peut être enterré à cet endroit. La prise de terre est indispensable.

La puissance de l’électrificateur est fonction de la longueur du réseau. En début de réseau et sur le pourtour, le choix de fils de gros diamètres est judicieux pour une meilleure circulation de courant. Il faut veiller à l’état de dégradation de ces installations et notamment à la présence de rouille. Quant aux clôtures mobiles, elles facilitent la fauche au printemps.

L’abreuvement : une eau saine et abondante
Indispensable, l’eau doit être saine et abondante pour maximiser les performances zootechniques. La consommation moyenne d’une laitière est d’environ 60 à 95 litres/jour. Pour un couple vache/veau il faut compter entre 40 à 80 litres quotidiens, selon la saison. La qualité de l’eau a aussi une influence primordiale.

Mauvaise odeur ou mauvais goût limitent la consommation. De même, il faut veiller à la qualité sanitaire de l’eau (éventuellement prévoir un appareil à chlore si l’eau présente une mauvaise qualité bactériologique).

Quant à sa température, elle doit rester fraîche. En dehors des caractéristiques de l’eau et de son débit (30 litres/mn pour un bac de 500 litres pour un troupeau de 50 vaches), l’emplacement de l’abreuvoir prend toute son importance, surtout en été. La distance maximale entre le site d’abreuvement et le point le plus éloigné de la parcelle en pâturage doit être d’environ 200 mètres.

Des chemins en état
Les chemins d’accès aux pâtures doivent être intégrés dans le raisonnement global du parcellaire. Utiliser les chemins existants est source d’économie, mais il faut les adapter à la taille présente et future du troupeau. Ils doivent permettre des déplacements rapides, provoquer moins de boiteries en période pluvieuse, aussi est-il nécessaire d’évacuer l’eau.

Le chemin idéal est surélevé, résistant sans agresser les pattes des bovins et son prix doit être maîtrisé (6 euros/m2). L’aménagement se fait en fonction de l’utilisation de chemin. Les supports les plus intéressants sont le sable ou le calcaire sur cailloux ou le béton sur cailloux.

Des aides de la région Rhône-Alpes
Dans le cadre du programme 2009 « autonomie alimentaire » destiné aux élevages bovin lait, bovin viande, caprin et ovin, des aides vont être accordées par la Région. Il est ainsi prévu de procéder à 150 diagnostics globaux « autonomie alimentaire » et les éleveurs qui auront souscrit à ces diagnostics et qui auront retenu des préconisations d'évolution de leurs pratiques sur trois ans, pourront avoir accès à un volet subventions pour les clôtures et les abreuvements afin d’améliorer la performance en pâturage.




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