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Attention aux jeunes animaux !
Aspects sanitaires de la mise à l’herbe
Jura agricole et rural
Publié le:  16 avril 2009
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Les sujets adultes ne courent pas vraiment de risques lors de la mise à l’herbe, les jeunes sont plus exposés car ils n’ont encore jamais été en contact avec les parasites que l’on trouve à l’extérieur.

Sur le plan digestif, la mise à l’herbe des bovins reste toujours un passage délicat qui doit mobiliser toute l’attention.

En revanche, les risques sanitaires liés à ces modifications d’habitudes sont rares, voire inexistants, si l’on respecte quelques règles simples. « Ce sont des pratiques évidentes pour les éleveurs qui le mettent en place instinctivement » précise Anne Blondel, responsable de l’encadrement technique au contrôle laitier de l’Ain.

Comme pour l’alimentation, préparez ce changement de vie à l’avance en pensant par exemple à parer les sabots quelques semaines avant les premières sorties. Ainsi, la corne se sera endurcie, les bêtes auront de meilleurs aplombs, surtout si elles ont à marcher pour atteindre la pâture.

Une infestation contrôlée
À l’extérieur, le troupeau est exposé aux parasites qu’ils soient internes ou externes. Pour ce qui concerne, les mouches, les moucherons, les tiques, les poux, un traitement pour éloigner les insectes sera appliqué individuellement.
Il existe des boucles insecticides qui sont placées sur chaque animal.

Les parasites internes, comme la douve et les strongles, ne menacent pas vraiment les sujets adultes. Déjà infestés, ils ont développé naturellement une immunité. Les vermifuges permettant d’en contrôler le niveau. Il n’en va pas de même pour les jeunes qui n’ont pas encore été en contact avec les parasites.

« Il faudra donc veiller à les faire pâturer sur des parcelles où il n’y a pas eu d’adultes, afin que l’infestation qui est inévitable, soit la plus progressive possible » explique Anne Blondel. « On les installera de préférence sur des pâtures déjà fauchées, puisque l’on sait que les parasites se développent aux bouts des pousses d’herbe. On évitera également la période de mai et juin durant laquelle les strongles effectuent leur développement.
Pour éviter une mauvaise valorisation de la ration, il est impératif que l’infestation soit progressive et contrôlée.»

Assainir pour limiter les risques
Pour sortir les troupeaux dans les meilleures conditions et pour préserver les parcelles, il faut surveiller le niveau de portance des sols. Dans le cas d’un printemps très humide, il est conseillé de faire pâturer, trois à quatre heures par jour seulement, des vaches qui ont très faim, afin qu’elles mangent sans trop se déplacer. Ceci afin de minimiser la dégradation de la parcelle, tout en maîtrisant les stocks d’herbe.

L’assainissement reste l’un des meilleurs moyens pour combattre l’ensemble de ces phénomènes, humidité, développement des parasites internes et externes et pour assurer le meilleur état sanitaire des pâtures et par conséquent du troupeau.




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