L’association d’aide aux agriculteurs en difficulté a besoin de moyens financiers pour pérenniser le financement de son poste d’animatrice.
Dix mille euros de subvention du conseil régional vont disparaître et, si on ne les retrouve pas pour boucler notre budget, c’est le poste de l’animateur salarié qui sera mis en jeu ! »
La formule du trésorier de l’association montre à quel point l’équilibre financier de Resa 39 est précaire. Tout aussi précaire que les situations financières des exploitants agricoles auprès desquels les bénévoles de Resa interviennent pourtant tout au long de l’année…
Certes, la non-reconduction de la subvention régionale n’est pas une surprise.
Ce qui inquiète plus la présidente Marie-Andrée Besson et les responsables, c’est la manière dont ils pourront compenser ce manque.
Ils ont bien lorgné vers les financeurs habituels de l’agriculture : les banques, les fournisseurs et tous ceux à qui profite le travail des accompagnateurs. Et, en ayant donné plus qu’il ne lui était demandé, la coopérative de Poligny-Bletterans s’est attiré les louanges de bénévoles qui voient en son geste « la reconnaissance du travail mené sur le terrain depuis des années… »
50 dossiers au plan d’urgence
Pour la FDSEA, Jean-Marc Rohrer se dit « scandalisé par le manque de solidarité de certaines boîtes par rapport au chiffre d’affaires qu’elles réalisent…» Et il donne des noms ! Une sorte de liste noire que l’on peut retrouver en consultant le rapport financier de l’association !
Pour le Crédit Agricole, Pascal Bechet, précise que la banque est souvent très sollicitée… Ce qui ne l’empêche pas, avec le recul de plusieurs années, d’apprécier le travail réalisé par Resa : « Aujourd’hui on cherche la cause des difficultés et on cherche à y remédier. C’est un accompagnement technique très positif… »
Pour la DDEA du Jura, Bernard Lyonnaz-Perroux note que 80 dossiers ont été présentés au plan d’urgence et que 50 seront éligibles. Dans le Jura, c’est une somme de 124 000 euros qui est affectée à la prise en charge des intérêts, et de 68 000 euros pour celle des cotisations sociales MSA.
Quant aux « politiques », chacun a regretté « leur nouvelle absence »…


