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Pas de menaces sur le Jura
Stations Inra
Jura agricole et rural
Publié le:  24 avril 2009
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Les travaux sur l’exposition des végétaux aux grands froids hivernaux sont réalisés à Chaux-des-Prés, dans le Haut-Jura

Les stations jurassiennes de Poligny et Chaux-des-Prés, ainsi que la station d’hydrologie lacustre de Thonon-les-Bains ne semblent pas menacées par les restructurations de l’Inra.

Avec un projet immobilier qui a été relancé par le conseil régional de Franche-Comté, l’avenir de la station Inra de Poligny semble à peu près stable.

D’autant plus que la station jurassienne développe « goût, alimentation et sensorialité », une des trois opérations structurantes de l’Inra Dijon… » Gérard Simonin, le responsable de la communication de l’Inra de Dijon est plutôt confiant pour l’avenir des stations qui dépendent administrativement de Dijon.

C’est également le cas pour la station de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) – rattachée à Dijon car il n’y a pas de centre administratif Inra pour la région Rhône-Alpes – où des travaux de recherche sont menés en hydrobiologie lacustre. « Cette station est plus isolée sur le plan thématique, explique Gérard Simonin. Elle intervient sur tout ce qui touche aux grands lacs alpins… »

La station des grands froids
Outre la station de Poligny, le département du Jura compte également une station agronomique à Chaux-des-Prés, sur le plateau du Grandvaux, zone naturellement exposée aux grands froids hivernaux, où les résultats permettent à l’Inra d’établir la note officielle de résistance au froid. Cette note ne reflète pas entièrement le comportement variétal car d’autres facteurs interviennent dans le comportement d’un peuplement…

Certains hivers, comme celui de 2002/2003, ont été caractérisés par d’importants dégâts liés au froid sur les blés d’hiver, y compris sur des variétés qualifiées de résistantes au froid. Pour mieux comprendre ce phénomène, il faut connaître le principe de ces notations officielles.

Une gamme témoin de neuf variétés dont le comportement est bien connu sert d’étalon. À chaque épisode de froid, les dégâts sont observés en mesurant le pourcentage de surface foliaire détruite et en fin d’hiver, le pourcentage de survie est calculé en ramenant le nombre de plantes survivantes à celui de plantes levées.

Les dégâts foliaires et le taux de survie des nouvelles variétés sont comparés à ces neuf variétés étalons, ce qui permet de leur attribuer la note du témoin le plus proche. Mais la résistance au froid est un phénomène complexe, qui dépend en grande partie des conditions climatiques qui précèdent l’épisode de froid intense susceptible de provoquer des dégâts.

Le seuil de résistance d’une plante va en effet évoluer au cours du temps selon différents paramètres : stade de végétation, durée de l’épisode de froid, couverture neigeuse, humidité et texture du sol, fertilisation et présence ou non de parasites…




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