À la suite des réunions d’un groupe de travail auquel la FNSEA participait, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, a annoncé un plan en quatorze mesures pour développer les circuits courts de commercialisation des produits agricoles.
Elles devront permettre d’améliorer les connaissances sur ces circuits courts et les diffuser, d’adapter la formation des agriculteurs de la production à la vente, de favoriser l’installation d’agriculteurs dans cette démarche et de mieux organiser ces circuits courts.
Les travaux devraient se poursuivre au niveau national, au sein d’un comité de suivi, chargé de suivre la mise en place des mesures et de proposer de nouvelles pistes de réflexion, notamment dans la perspective de l’élaboration du projet de loi de modernisation de l’agriculture et de l’agroalimentaire, annoncée par le Président de la république.
De plus, les DRAAF devront, d’ici fin 2009, mettre en place des plans régionaux d’action sur l’offre alimentaire, sur lesquels l’ensemble des acteurs sera mobilisé : agriculteurs, opérateurs économiques, collectivités territoriales, mouvement associatif.
Prix alimentaires
Le Comité économique, social et environnemental a adopté à une très large majorité, le rapport de Christian Lambert, vice-présidente de la FNSEA, sur « les modalités de formation des prix alimentaires : du producteur au consommateur».
Ce rapport met en évidence la complexité du mécanisme de la formation des prix alimentaires qui met en jeu différents facteurs : la filière concernée, le degré de transformation du produit, la gamme de distribution et les rapports de force entre acteurs.
En adoptant ce rapport, le Cese valide les recommandations de Christiane Lambert qui visent une répartition plus juste de la valeur ajoutée entre les acteurs. Les propositions sont les suivantes : lutter contre la volatilité des prix agricoles qui a un effet inflationniste sur les prix alimentaires, promouvoir l’organisation des filières et la contractualisation pour rééquilibrer le rapport de force entre les acteurs, promouvoir une plus grande transparence dans la formation des prix à l’égard des consommateurs et assurer une transparence réelle des négociations commerciales pour éviter les marges abusives.


