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Une chambre en mouvement
Jura agricole et rural
Publié le:  01 mai 2009
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Pour Michel Renevier, les comités d’orientation de la chambre sont devenus des lieux de débat et de propositions

En quatre thèmes et six commissions, la chambre régionale d’agriculture de Franche-Comté a résumé ses engagements.

Autour de sa réfome, une agriculture de qualité, de la surveillance biologique, de la forêt et du bois mais aussi de l’élevage, de l’installation, de la formation, des territoires…

Contrairement au vœu affiché précédemment, la dernière session de la chambre régionale d’agriculture de Franche-Comté ne s’est pas tenue de manière décentralisée, pour répondre à certaines obligations réglementaires. La réunion tenue le 20 avril a donc eu lieu à Valparc, à Besançon.

Comme de coutume, Michel Renevier, le président de la chambre régionale trace les grandes lignes des travaux. « Les six comités d’orientation de la chambre régionale sont devenus en peu de temps des lieux de débats et de propositions des politiques agricoles régionales », assure Michel Renevier.

Mais avant d’évoquer ces points, le président de la chambre régionale entend insister sur quatre points.
Il sera tout d’abord question de la réforme des chambres. « Mise en place pour répondre au mieux avec des moyens limités, dans un contexte volatile aux demandes des agriculteurs et des forestiers. »

Dans un deuxième temps, la tenue de la conférence régionale agricole est rappelée.
Elle s’est penchée sur la question d’une agriculture de qualité, proche des consommateurs. « Elle aura des prolongements avec la mise en place de groupes de travail. »

Il était aussi question de surveillance biologique du territoire et d’avertissements agricoles. « Cette année, nous assumons cette responsabilité nouvelle du pilotage régional de ce dispositif. »
Si elle n’est pas nouvelle, elle est totalement réorganisée. « Ceci illustre parfaitement les deux thèmes précédents.
Les avertissements sont un exemple de transfert de mission des services de l’État vers nos organisations. »

Comités d’orientation
Et pour l’agriculture de qualité proche des consommateurs ? « C’est la vente directe, l’agriculture biologique ; soit ! Mais c’est aussi une agriculture durable, grâce à la science et à la technique, à la recherche agronomique et aux modèles de calculs mathématiques, à l’innovation et aux méthodes modernes d’informations. »

Enfin, suite à une concertation régionale, la chambre a décidé de se doter d’un nouveau comité d’orientation exclusivement réservé à la forêt et au bois.

Ces grandes lignes tracées, chaque président d’un comité d’orientation intervient pour énoncer quelques actions déjà engagées.

Michel Cêtre intervient pour l’élevage. « Nous avons réorganisé tout le secteur de l’élevage avec la création de l’OIER (Organisme inter-établissements du réseau) de Franche-Comté. »

Sophie Fonquernie enchaîne pour la diversification et l’agriculture biologique. « Deux groupes de travail sont en œuvre ; auxquels nous pensons en ajouter un troisième sur les circuits courts.»

Lucrèce Boiteux poursuit autour de la recherche, le développement et la formation : « Le réseau des CFA nous a sollicités pour améliorer la qualité de l’information et la prestation apprentissage. »

Philippe Cuinet revient sur l’installation : « Avec le 3P, l’organisation est homogène et coordonnée avec le PRI. »

Daniel Prieur suit le dossier « Économie et territoire » : « Nous travaillons sur les économies de niche pour les protéger face à la dérégulation à venir. »

Michel Renevier conclut avec les énergies renouvelables et l’eau. Pour ce point, une délibération est prise. « Car l’inventaire des zones humides pourrait être accompagné par des contraintes plus marquées. »


Interventions
En fin de matinée, Thierry Fellmann, sous-directeur de l’APCA (association permanente des chambres d’agriculture), responsable du pôle «Économie et politiques agricoles » en abordant la réforme de la Politique agricole commune sous l’angle du bilan de santé et de la Pac 2013. Une intervention dont nous ne relaterons pas les grandes lignes ; ce point ayant déjà été longuement abordé dans nos colonnes.

On rappellera simplement le compromis du 20 novembre au niveau des marchés : les quotas laitiers augmentent de 1 % par an, l’intervention en blé tendre est limité à 3 M de t à prix garanti, les interventions sur l’orge, le maïs, le riz, le blé dur et le sorgho sont mis à zéro, la jachère est supprimée, les outils en beurre poudre sont maintenus et les aides à l’utilisation intérieure en lait sont supprimées.




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