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Pour mieux réfléchir à son projet…
Journée « Demain je m’installe »
Jura agricole et rural
Publié le:  01 mai 2009
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Restitution finale dans l’amphithéâtre du lycée agricole de Montmorot

Parmi les actions de communication, Jeunes Agriculteurs du Jura organise chaque année la journée « Demain je m’installe ». Les élèves de BTS et de Bac Pro des établissements scolaires du Jura ont visité cinq exploitations, sur le thème des sociétés, le 16 avril dernier.

Par vagues successives, les élèves du Legta de Montmorot, de Mancy et de la Maison familiale d’Amange se réunissent par groupe. Chacun par t de son côté pour la visite d’exploitation prévue, en ayant à l’esprit le thème de la journée, à savoir « les exploitations en société ».

Ont ouvert leurs portes le Gaec de la Dorme à Chêne-Bernard, Gaec D’Assaut à Brevans, l’EARL Bailly à Menétru-le-Vignoble, le Gaec de la Langouette aux Planches-en-Montagne et enfin la SCEA du Serein à Voiteur : un beau panel de sociétés ! « Cette année, nous voulons sensibiliser les élèves sur l’installation en société », explique Emmanuel Courvoisier, responsable installation chez JA39. Après une visite d’une heure et demi, retour au Legta de Montmorot pour le travail en groupe.

« Dans un premier temps, nous allons revenir sur l’exploitation, af in de la présenter dans son ensemble avant d’analyser les atouts et les contraintes » suggère un élève de BTS. Historique, facteurs de productions, et analyse du type de société, chaque groupe planche sur la visite du matin.

La restitution finale
Une heure après, tous les g roupes sont de nouveau réunis pour la restitution finale.
Le premier groupe présente l’EARL Bailly de Menétru-le-Vignoble, couple dans la vie et au sein de leur exploitation, qui a présenté son organisation de travail, et sur tout comment tous deux concilient vie de famille et vie professionnelle. Le second groupe était au Gaaec de la Dorme, exploitation familiale avec deux jeunes installés.

Tour à tour, les restitutions se sont succédé, et dans le même temps, Isabelle Tachin, juriste à Agri Conseil, apportait des compléments d’informations sur les démarches dont elle s’occupe lors de la création de sociétés ag ricoles. Cette année, étaient également présents les professionnels de « agriculture de groupe », qui ont pu présenter toute la réflexion qu’ils mènent autour des sociétés, notamment sur l’accompagnement des associés.

Théâtre et sigles
Ensuite, certains administrateurs de JA sont montés sur les planches af in de présenter le nouveau parcours à l’installation sous for me ludique : une pièce de théâtre retraçant les grandes étapes, du PII (Point Info Installation) en passant par le PPP (Plan de professionnalisation personnalisé), sans oublier le PDE (Plan développement Economique), les sigles sont maintenant plus clairs pour les élèves.

Cette présentation a été l’occasion pour Michel Baudot, technicien Odasea, qui s’occupe des candidats à l’installation, de présenter son travail, et les démarches à effectuer pour un projet d’installation. Chantal Berthet-Bondet, de la DDEA, en a profité pour parler des démarches administratives, notamment pour l’accès aux prêts bonifiés et à la DJA (Dotation jeunes Agriculteurs). Des informations fortes appréciées par les jeunes souhaitant s’installer.

À l’issue de cette journée, les élèves sont retournés dans leur établissement scolaire respectif, avec une idée plus précise des formes de sociétés possibles en agriculture, sur les avantages et les inconvénients, tout en y associant leur propre projet d’installation, qui sera peut être, qui sait, sous forme sociétaire….


Jeunes Agriculteurs remercie les agriculteurs qui ont accueilli les groupes sur leur exploitation, les intervenants et les partenaires qui ont contribué à la mise en place de cette journée : la DDEA, la chambre d’agriculture du Jura avec l’animation dynamique de Michel Lapointe, l’Odasea, Agri-conseil, le Crédit Agricole, le Legta, le CFA et le CFPPA de Montmorot, le Legta de Mancy et la Maison familiale d’Amange.


Gaec de la Dorme à Chêne-Sec : Difficile de s'installer seul en lait

À Chêne-Sec, les élèves en BTS à Montmorot et les Bac Pro d'Amange ont rencontré les associés d'un Gaec familial « mère-fille-fils » en production de lait à comté. Claudine Guyon, qui vient de s'installer, et Nicolas, installés depuis fin 2008, ont apporté leur témoignage au cours de la visite. « L'installation ce n'est pas facile, il faut avoir la tête sur les épaules et de la motivation », remarquent les jeunes.

« Ce n'est pas infaisable, répond Claudine, il faut suivre les bonnes étapes et s'entourer des bonnes personnes. Et à la fin on connaît tous les bureaux de la Chambre d'agriculture ! ». Les élèves ont été intéressés par l'organisation du travail sur une structure familiale et en Gaec. Ils sont conscients des difficultés de s'installer seul aujourd'hui, surtout en lait.

« Entre ce qu'on a envie et ce qui est réalisable... Et puis c'est plus agréable de pouvoir discuter avec un associé », note ce BTS. Claudine rappelle que même si l'on s'installe en individuel, il ne faut pas avoir peur de faire appel au service de remplacement pour partir de l'exploitation, souffler un peu, rendre le métier vivable.

Nicolas Guyon revient sur l'importance, lors de l'EPI, de bien prévoir de quel matériel on aura besoin : « on en oublie toujours ». Les élèves ont enfin été sensibilisés à la production en lait à comté : « l'AOC a ses exigences mais c'est aussi ce qui permet d'avoir un prix du lait intéressant », expliquent les éleveurs.

L'exploitation du Gaec Guyon est en étable entravée, système foin-regain distribué entre 2 à 4 fois par jour pour limiter les pertes.

Le quota est de 234 000 litres auxquels s'ajouteront les 40 000 litres de Claudine pour une surface de 130 hectares. Si la famille Guyon a accepté de recevoir des élèves sur son exploitation, c'est « pour expliquer les choix qu'on a faits et pour rendre ce que l'on a reçu il y a 10 ans quand on était à l'école, d'autres agriculteurs ont ouvert leurs portes pour nous », résume Claudine. Et l'engagement dans les structures professionnelles ?

Adhérents à JA, Claudine et Nicolas ne se lancent pas tête baissée : « pour l'instant on se pose et après on verra... »




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