Dans le cadre du groupe de travail qui s'est tenu le 28 avril entre les différents acteurs concernés, au ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire, la FNSEA a obtenu qu'un plan national visant à réguler les populations de sangliers soit mis en place.
Dans de nombreux départements, l'accroissement des dégâts aux cultures et aux récoltes est devenu insupportable.
Cette prolifération met en péril les différents équilibres économiques et cynégétiques. La FNSEA demande que les préfets soient autorisés à prévoir une ouverture anticipée de la chasse, afin de permettre les tirs de sangliers à l'approche à partir du 1er juin. En ce qui concerne l'agrainage, elle a insisté sur la nécessité de mise en place d'un contrôle beaucoup plus strict du respect de la réglementation.
Ce plan national se décline au plan départemental. Cela passe notamment par un réexamen du plan de gestion de l'espèce et l'élaboration de mesures appropriées par les Préfets dans toutes les zones de surpopulation, y compris dans les réserves naturelles.
Dans le Jura, la FDSEA recherchera toujours à privilégier le partenariat avec les chasseurs, dans le cadre de cellules de veille locales dont les premiers mois d'expérimentation ont démontré toute l'efficacité. En obtenant ces évolutions réglementaires, la FNSEA étend le champ des outils à la disposition des cellules de veille, pour mener à bien des opérations de régulation concertée entre agriculteurs et chasseurs.
La généralisation de ce type d'organisation à l'ensemble des secteurs touchés par les dégâts de gibier est la seule alternative qui permettra d'éviter le recours à des mesures autoritaires, génératrices de conflits locaux.


