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Économiser et produire de l’énergie sur nos exploitations
Assemblée générale du GVA de Champagnole-Salins
Jura agricole et rural
Publié le:  07 mai 2009
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Les adhérents du GVA réunis face à Christine Colin

Le GVA de Champagnole-Salins a tenu son assemblée générale à Chamole. On y a beaucoup parlé d’énergies renouvelables.

Les débats ont commencé par l’assemblée générale du GDON.

Noël Robbe, le président, a rappelé que, si sur le secteur, le travail était concentré sur la lutte contre les campagnols, c’est aussi le GDON qui serait en première ligne pour lutter contre tout autre organisme nuisible, comme c’est le cas pour l’ambroisie en zone de cultures.

Christine Colin, la présidente du GVA, et les administrateurs présents, ont rappelé les différentes actions menées par le GVA pour l’année 2008 : formations, tour de pâturage, travail sur les cultures, essai compostage et démonstration d’épandage, etc. et surtout l’organisation de l’accueil de 21 personnes lors du Festival national des groupes qui s’est tenu les 26 et 27 novembre 2008 dans la région. Christine Colin a tenu à remercier tous les adhérents qui ont œuvré au bon déroulement des visites, ainsi que ceux qui ont hébergé les festivaliers, dans une ambiance conviviale, riche en échanges.

Philippe Prost a ensuite présenté différents systèmes qui permettent d’économiser de l’énergie ou d’en produire dans les élevages.

Plusieurs installations existent pour économiser de l’électricité dans les laiteries.

Nombreuses sont les exploitations qui ont fait ce choix, par exemple en installant un système de prérefroidissement du lait. L’échangeur à plaque ou tubulaire permet de refroidir le lait à 13 ou 15 °C alors que l’eau est réchauffée à 17°C. En hiver, l’intérêt est double car le tank à lait ne tourne presque plus alors que l’eau distribuée aux vaches étant moins froide, elles en boivent plus.

Il existe un autre système, le récupérateur de calories, qui récupère la chaleur dégagée par le groupe froid du tank pour réchauffer l’eau qui part dans le ballon. Enfin, Philippe Prost a présenté le chauffe-eau solaire.

Tous ces investissements peuvent bénéficier d’aides à hauteur de 40 %, soit par l’Office de l’élevage pour les exploitations non bénéficiaires du PMBE en zone montagne (investissements compris entre 2 000 et 4 000 euros), soit via le plan de performance énergétique pour les bénéficiaires du PMBE et les autres zones, soit par l’Ademe et le conseil régional pour le chauffe-eau solaire.

Pour ce qui est des systèmes de production d’énergie renouvelable, les éoliennes comme la méthanisation étant des installations très particulières, Philippe Prost s’est surtout concentré sur les panneaux photovoltaïques. En ce moment, nombreux sont ceux qui se posent la question de cette installation, d’autant plus que les représentants viennent directement solliciter les exploitants.

Pas de travail d’entretien, prix de rachat de l’électricité garanti, rendements garantis au moins jusqu’au retour sur investissement d’environ 15 ans, prix de vente de l’électricité qui couvrent le remboursement de l’emprunt, … cet investissement séduit autant par le peu de risque qu’il présente que par les perspectives de bénéfices à long terme.

Philippe Prost rappelle qu’il est néanmoins important de prendre un certain nombre de précautions avant de se lancer. Il faut savoir qu’il existe plusieurs types de panneaux, à prix et rendements différents. Il est nécessaire de bien s’assurer, tant en dommage aux biens qu’en perte d’exploitation. Et il faut regarder également les incidences fiscales que présentent les différents modes d’investissement (achat des panneaux, location du toit, etc.).

Un sujet qui a passionné les participants et a soulevé de nombreuses questions jusqu’à la conclusion du débat. La chambre d’agriculture va prochainement proposer une étude pour les exploitations intéressées par ce projet, ainsi qu’un groupement d’achat.


Pour plus de renseignements, il est possible de contacter Philippe Prost au 03 84 35 14 34.




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