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Des débouchés pour les grandes cultures biologiques
Journée technico-économique de Corabio
Jura agricole et rural
Publié le:  07 mai 2009
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En collaboration avec la chambre régionale d’agriculture, Corabio (Coordination Rhône-Alpes de l’agriculture biologique) a organisé, le 28 avril à Simandres (Rhône), une journée d’information et d’échanges sur les grandes cultures biologiques au travers de questions économiques et techniques.

La matinée de cette journée technico-économique a été consacrée à des témoignages de trois entreprises, en aval de la filière des grandes cultures biologiques. Hervé Mücke a présenté Bio Sud-Est, une union de coopératives, créée en juillet 2008 et exclusivement dédiée aux productions biologiques présentes dans les régions Rhône-Alpes, Auvergne et Provence Alpes Côte-d’Azur.

« Notre organisation professionnelle est née de la volonté des coopératives adhérentes de structurer et de professionnaliser leur offre dans le domaine de l’agriculture biologique. Ces coopératives ont souhaité se mettre ensemble pour mieux appréhender le marché du bio dans sa globalité et être en adéquation avec les attentes des consommateurs.

Cette démarche est innovante dans le sens où nous mettons en commun des ressources humaines et des compétences techniques existant au sein de grandes coopératives ».

En grandes cultures, sept coopératives adhèrent actuellement à Bio Sud-Est : Alpes Sud, Ardéchoise, CADP (Coopérative agricole de la Drôme provençale), Dauphinoise, Domagri, Euréa et Terres dioises. « Nous sommes une structure intermédiaire qui n’est pas seulement un outil de commercialisation, mais nous avons une vraie volonté d’accompagner le développement du bio sur le long terme pour que les exploitations soient économiquement viables », a ajouté Hervé Mücke. L’union Bio Sud-Est n’intervient pas dans les circuits courts, mais elle cherche des débouchés auprès des entreprises, notamment industrielles comme le groupe Euro-Nat.

Des produits d’épicerie sèche

Cette entreprise, implantée à Peaugres (Ardèche), est devenue, en vingt ans d’existence, l’un des leaders sur le marché français de l’épicerie sèche biologique.

« Notre offre commerciale, c’est un catalogue de plus de 2 000 références de produits biologiques et écologiques issus des végétaux », a indiqué Didier Perréol, PDG d’Euro-Nat. « 70% de notre chiffre d’affaires est réalisé avec nos propres marques. L’ensemble des produits est commercialisé dans plus de 1 500 magasins spécialisés en bio et répartis sur tout le territoire national. L’export représente 8 % des ventes ».

Euro-Nat est une entreprise engagée dans différents organismes de promotion du bio, mais aussi dans le développement durable (utilisation d’énergies renouvelables) et le commerce équitable, par exemple, à travers une expérience lointaine sur le quinoa en Amérique du Sud et l’accompagnement d’un projet local sur le petit épeautre de Haute-Provence.

L’alimentation animale certifiée en bio

Le troisième témoignage était celui de Jean-Charles Cizeron, gérant de Cizeron bio, une entreprise artisanale spécialisée dans l’alimentation animale certifiée en bio. Forte d’un savoir-faire de plus de trente-cinq ans, cette société, implantée à La Gimond (Loire), est aujourd’hui leader sur le Sud-Est de la France.

Depuis une dizaine d’années, un partenariat a été mis en place avec la coopérative de la Loire CBA-Eurea pour répondre à la demande croissante de ses adhérents. Cizeron bio fabrique 14 000 tonnes d’aliments par an : soit 50 % pour les poules pondeuses et les volailles de chair, 30 % pour les porcs et 20 % pour les ruminants.

L’après-midi de cette journée technico-économique a permis de rappeler le dispositif de conversion à l’agriculture biologique et d’aborder certaines questions techniques concernant les grandes cultures. Pour terminer, Philippe Robin, céréalier converti en bio, a fait visiter son exploitation à Saint-Symphorien-d’Ozon dans le Rhône.

Quelques chiffres en Rhône-Alpes

•  Environ 500 producteurs bio de céréales, soit 2,6 % des exploitations céréalières en Rhône-Alpes.
• 7 100 hectares de grandes cultures bio ou en conversion, soit 6 % de la surface nationale.
• 18 000 tonnes de collecte bio ainsi répartie par espèce : 41 % blé tendre, 31 % maïs, 16 % oléo-protéagineux, 12 % autres céréales. Répartition par département : 64 % Drôme, 18 % Ain, 10 % Isère, 7 % Loire et 1 % Rhône.
Source : chiffres de 2007 issus de l’Agence Bio


Corabio : Une nouvelle présidente

Françoise Reiller, agricultrice en Isère, a été élue présidente de Corabio lors du conseil d’administration du 16 avril, en remplacement de David Peyremorte qui a assuré la présidence pendant trois ans.

Déjà administratrice de Corabio et de l’association Adabio, elle est engagée dans la représentation de l’agriculture biologique depuis de nombreuses années et dans le monde agricole qu’elle connaît bien. Françoise Reiller est associée du Gaec du Thicaud à Herbeys sur la ferme Cochet, spécialisée dans les produits laitiers, la viande de porc et la charcuterie.

Les autres membres du bureau de Corabio sont François Rolle, vice-président, Marie-Claire Ollagnier, secrétaire, et Olivier Schlosser, trésorier. Laurent Lachat, David Peyremorte et Ludovic Desbrus représenteront Corabio au sein de la Fnab (Fédération nationale d’agriculture biologique).

Corabio remplit quatre missions principales : promouvoir l’agriculture biologique auprès du monde agricole et des prescripteurs ; favoriser le développement du bio par l’organisation de la commercialisation et le soutien public à cette forme d’agriculture ; représenter les agriculteurs bio auprès des Pouvoirs publics ; promouvoir la consommation de produits biologiques auprès du grand public et des collectivités, notamment au travers de la restauration collective scolaire.




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