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Les loisirs continuent à progresser
Comité régional des services de remplacement
Jura agricole et rural
Publié le:  04 juin 2009
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Christelle Koenig, présidente du Comité régional des Services de remplacement

Christelle Koenig présidait le 15 mai dernier l’assemblée générale du Comité régional des services de remplacement à Pirey. L’occasion de faire un bilan de l’exercice écoulé et d’aborder le projet de groupement régional d’employeurs.

«En 2008, l’activité des services de remplacements a beaucoup progressé, de près de 2 500 journées de travail, avec un fort développement de l’utilisation pour les congés.», relevait Christelle Koenig dans son rapport moral. C’est un motif de satisfaction pour la présidente du comité régional, qui a insisté sur l’intérêt de « partager en famille des moments de bonheur à la plage ou ailleurs. »

Pour Julien Boisson, animateur de la structure, « la possibilité offerte aux agriculteurs par les services de remplacement d’avoir des loisirs permet de se rapprocher des autres catégories socioprofessionnelles. »
Au total, le nombre de journées de remplacement en 2008 s’élève à 27.172, soit 10 % de plus qu’en 2007, 14.988 pour le département du Doubs, 4.275,5 en Haute-Saône, 7.267,9 dans le Jura et 641 pour le Territoire de Belfort. La moyenne d’utilisation des SR s’élève à 7,1 jours par adhérents dans la région.

Maladies et accidents représentent toujours les premiers motifs de remplacement, à 40 %, suivis par les loisirs (29%).
Ensuite viennent la maternité (11 %), les mandats professionnels (8 %), la paternité (4 %) et la formation (2 %).

Toujours plus professionnels

Côté personnel, les salariés restent très largement des jeunes puisque plus des deux tiers ont moins de 26 ans. À l’entrée au SR, 59 % sont étudiants, 25% salariés, et 7 % demandeurs d’emploi.

À 78 % ils ont une expérience agricole de plus de 6 mois. Les contrats d’embauche sont pour 86% des CDD, 9 % des CDI intermittents et 5 % des CDI à plein-temps.

« Le niveau de qualification continue d’augmenter, avec un quart des agents titulaires d’un BTS ou BTSA, relève Julien Boisson. Très souvent le passage par les services de remplacement est une porte d’entrée pour une future installation. Mais avec la diminution des effectifs dans les établissements d’enseignement agricole, nous allons être confrontés à des difficultés de recrutement. »,

Une fois embauchés, les agents de remplacement ont la possibilité de se former : neuf modules étaient proposés au catalogue 2008. Traite, alimentation des animaux, Caces chariot télescopique, spécificités du métier d’agent de remplacement (consigne, organisation SR, communication)… En 2008, une trentaine de salariés se sont formés dans ces modules, dont un tiers en Caces.

Un salarié a obtenu le certificat de qualification professionnelle d’agent de service de remplacement par la validation des acquis de l’expérience, tandis que sept autres validaient des modules du CQP.

Cette assemblée générale a aussi permis de faire le point sur les différents partenariats sur lesquels s’appuient les Services de remplacement : Crédit agricole, Conseil régional de Franche-Comté, via le soutien des contrats d’emploi “tremplin solidarité” pour un public prioritaire, Groupama Grand Est et la MSA. En 2008 la MSA a financé une partie du coût de remplacement pour motif de maladie ou décès, et soutenu les jeunes agriculteurs en leur accordant une prise en charge partielle du coût de la cotisation lors de la deuxième année d’adhésion.

Les agriculteurs en difficulté ont également été soutenus à travers la prise en charge partielle de leur cotisation sur les trois premières années d’adhésion.


Groupement régional d’employeurs

Gilles Duquet a abordé à l’occasion de cette assemblée générale le projet de « groupement régional d’employeurs », actuellement en phase de réflexion.

« Ce projet se veut le plus large possible : les partenaires sont toutes les filières régionales. Cuma, Fredon, horticulteurs, cheval-comtois, paysagistes, communautés de communes… En s’appuyant sur l’expertise de Desfi qui fonctionne depuis plusieurs années dans le Jura, et des Services de remplacement. L’idée est de recenser les différentes compétences recherchées, pour ensuite articuler les besoins des employeurs potentiels, en fonction des saisons, et ainsi pouvoir proposer des temps pleins à nos salariés. La structure est régionale, mais attention, il s’agit bien de créer des emplois au niveau local, à l’échelle du canton. »

Un comité de pilotage d’une douzaine de membres a été constitué, avec un fort partenariat du Conseil régional et de la direction régionale du travail. L’enjeu est aussi de lever une partie des freins à l’embauche en simplifiant les démarches administratives pour l’employeur.

Rémi Delacroix a pour sa part évoqué en quelques mots le chantier national d’actualité, à savoir trouver un nom et un logo identique pour les services de remplacements, afin de gagner en visibilité.




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