En 2008, une enquête a été effectuée auprès des adhérents des SR, des agents de remplacement, et des agriculteurs non-adhérents. Elle a permis de mieux cerner attentes et besoins de ces publics.
Adélaïde Magny étudiante en BTS «Services en milieu rural » au Lycée Mancy à Lons-le-Saunier, a été chargée de réaliser l’an dernier dans le cadre de son stage de douze semaines, une grande enquête régionale sur le thème des services de remplacement.
Objectif : mieux connaître les attentes des usagers des SR, des agents de remplacement, et même des non-adhérents. Trois questionnaires distincts ont été élaborés, et un échantillon représentatif de 157 adhérents, 60 agents et 25 agriculteurs non-adhérents enquêtés.
Julien Boisson a présenté les principaux résultats lors de l’assemblée générale du comité régional des SR. Premier enseignement, côté usagers on trouve une très large majorité de gens satisfaits, aussi bien par la réactivité des SR (68 % très satisfaits) que par la relation avec le responsable planning (76 %) ou encore le personnel fourni (80 % satisfaits ou plutôt satisfaits).
Les mécontents restent rares, jamais plus de 1 %. On note aussi un potentiel de développement des SR, avec 42 % des agriculteurs interrogés qui se déclarent prêts à l’utiliser davantage, pour les congés et loisirs (30,6 %) et en complément de main-d’œuvre (23,6%).
L’enquête fait aussi ressortir des besoins structurels de main-d’œuvre dans la moitié des exploitations, y compris les Gaec (35%), bien que dans une moindre mesure que les exploitations individuelles (57 %). Ces besoins sont assez saisonniers, plutôt sur le printemps et l’été, mais 10 % des enquêtés répondent « toute l’année ».
L’adhésion est principalement motivée par la volonté d’une assurance en cas de maladie et accident, suivie par la possibilité de partir en congé et les loisirs.
Une expérience enrichissante
Côté agents, 78 % estiment que leur travail au SR est transitoire, les trois quarts envisageant une installation.
Seulement 15% envisagent d’y rester plus de cinq ans. 76 % estiment que le SR est une expérience enrichissante. 90 % ont des bonnes relations avec leur responsable planning. La rémunération arrive en tête des critères de motivation pour rester, suivie par la possibilité d’un temps plein et une meilleure organisation du travail.
Dernier volet de l’enquête, les non-adhérents, dont un bon tiers ne connaît pas l’existence des SR. Plus de la moitié affirment avoir d’autres solutions pour se faire remplacer. Et 44% avancent la cherté de l’adhésion comme motif.
Ces non-adhérents sont 40 % à ne pas partir en vacances. En cas d’accident, près de la moitié envisage de se faire remplacer par un salarié.


