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La Safer de Franche-Comté est intervenue sur 2 150 hectares en 2008. La Saferde Bourgogne sur 5 560 ha |
Malgré la crise financière, les terres trouvent acquéreurs. Mais pas forcément à destination de l'agriculture. L'étalement urbain reste un problème et la Safer rappelle que la Franche-Comté n'échappe pas à cette tendance.
Pour un peu les propriétaires fonciers auraient pu passer à côté de ce qui fut une des plus importantes crises financières mondiales.
Au cours de l'année 2008, alors que la plupart des entreprises annonçaient des résultats en baisse, le marché de l'espace rural a augmenté en surface et surtout en valeur. Respectivement de +6 % et + 17 % en Franche-Comté.
Cette hausse est due en grande partie au marché forestier qui joue le rôle de valeur refuge et au marché en vue de l'artificialisation des terres. Le mot est lâché : artificialisation. Ce marché, très actif, notamment autour des villes et dans les zones proches des centres bourgs met en concurrence les agriculteurs et les autres utilisateurs de l'espace rural (particuliers, collectivités, loisirs...).
Cette évolution inquiète la profession agricole. « Nous ne sommes pas contre le développement des villes mais contre le gaspillage. La terre agricole doit rester aux agriculteurs », a expliqué André Thevenot, lors de l'assemblée générale de la Safer de Franche-Comté, le 5 juin à Dole (lire ci-dessous).
Concernant l'évolution du marché, le président du principal opérateur foncier de Franche-Comté préfère prendre les devants : «La crise, qui nous a épargnés en 2008, semble pointer son nez au premier semestre 2009, même si le marché agricole paraît mieux résister... ». La Franche-Comté se démarque de la tendance nationale pour 2008 avec une légère baisse du prix des terres agricoles de -4 %, ce qui amène le prix moyen à 2 610 euros/ha. À l'inverse, les prix progressent dans le Jura (+10 %).
Une fusion avec la Bourgogne
« Le résultat courant avant impôts est positif après plusieurs années à l'équilibre, grâce à une forte mobilisation du personnel pour s’adapter à la baisse des financements publics », assure le directeur.
C'est dans ce contexte, et après une année 2008 exceptionnelle qui se traduit par un résultat de 61 000 euros, que la Safer de Franche-Comté a décidé de se rapprocher de la Safer de Bourgogne.
« Nos deux régions sont complémentaires au niveau des productions, des activités et de la démographie. Nos Safer interviennent chacune sur 35 à 40 % de surfaces vendues, ce qui fait d'elles des acteurs efficaces pour orienter les prix et la destination des terres. Nous avons des structures financières saines et des fonctionnements proches du terrain », énumère André Thevenot. Cette évolution permettra d'avoir une meilleure résistance à la variation des marchés et de faire face à la diminution des subventions.
Seul le siège sera regroupé à Dijon, chaque Safer conservant son comité technique départemental et un fonctionnement décentralisé. La décision définitive de fusion devrait être soumise aux administrateurs en juin 2011.
Ils ont dit…
• Sylvie Vermeillet, présidente de l'association des maires du Jura : «Il faut nourrir et bâtir. N'opposons pas élus, urbains et agriculteurs. L'AMJ, la chambre d'agriculture, l'État et le conseil général du Jura travaillent depuis deux ans sur une charte de l'urbanisme pour une consommation rationnelle des terres. C'est le début d'une prise de conscience des élus. Je ne suis pas pour transférer la compétence de l'urbanisme à l'intercommunalité mais pour installer des observatoires à différents échelons.»
• Frédéric Perrot, FRSEA : «Les problèmes d'urbanisme se rencontrent au quotidien dans nos petites communes rurales avec un habitat dispersé qui provoque un mitage (...) Concernant la branche Sud de la LGV, plutôt que de protéger des forêts et des zones humides, privilégions un fuseau moins consommateur de zones agricoles productives... »
• Michel Renevier, chambre régionale d'agriculture : «Dès que la branche Sud de la LGV sera décidée, il faudra engager la réflexion suffisamment tôt pour les réserves foncières. » Concernant le devenir des surfaces de dépôt acquises pour la branche Est, RFF précise que les rétrocessions portent sur 500 ha et s'adresseront en priorité aux propriétaires et bailleurs, puis à la Safer. Les 200 ha d'occupation temporaire sont mobilisées pour un maximum de 5 ans.
• Gérard Bailly, vice-président du conseil général du Jura : « La protection de la faune et de la flore l'emporte sur celle de l'agriculture. On prend des terres agricoles pour bâtir mais pas sur Natura 2000... On ne bâtit pas sur les communaux ou sur les friches mais sur les bonnes terres agricoles ! »
• Jean-Marie Sermier, président de la commission aménagement du territoire au conseil général : «Ce ne sont pas les élus qui gèrent exclusivement l'urbanisme mais le document national d'urbanisme. Nous devons faire preuve de solidarité, de réflexion. La chambre d'agriculture est consultée dans de nombreux cas. »
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Piégeurs agréés - 06 mars - 26 septembre 2010
Exposition à l'Écomusée - 09 mars 2010, 9:00
Collecte d'effluents pour analyses - 09 mars 2010, 9:45
Information technique - 10 mars 2010, 17:30
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