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Le gaspillage des terres continue…
Jura agricole et rural
Publié le:  11 juin 2009
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Pour André Thevenot : «Nous nesommes pas contre le développement des villes mais contre le gaspillage »

Chaque année, l'équivalent d'un département français quitte l'agriculture pour nourrir l'appétit des villes. 52 000 ha en 2006, 62 000 ha en 2007, 72 000 ha en 2008.


L'hémorragie s'accélère. Pour la FNsafer, seul un zonage pérenne et généralisé des terres agricoles peut apporter une solution efficace. « Rendons également le déclassement des terres un peu plus difficile. L'État doit se réapproprier une politique de gestion de l'espace», déclare André Thevenot qui ne manque pas de porter ces demandes au niveau national en tant que président de la FNsafer. En pratique, il faudrait que toute demande de déclassement de terrains agricoles par des communes soit justifiée devant une commission indépendante, présidée par le préfet.
L'exposé d'André Barbaroux, directeur général de la FNsafer, a rappelé les enjeux : les besoins alimentaires, la préservation de la biodiversité, le réchauffement climatique qui fait disparaître des terres... « A l'heure où le monde a besoin de terres agricoles, la France en gaspille ! » Des économies de terres s'imposent et certains pays ont fait des choix.
L'Allemagne par exemple consomme 1,5 fois moins de terre que la France, privilégie les parcelles constructibles de petites tailles, les parkings enterrés sous les centres commerciaux et ses 6 000 communes permettent d'avoir une vision plus cohérente de l'aménagement que le découpage français avec ses 36 000 communes, estime André Barbaroux.
« Il faut revoir notre politique urbaine, construire la ville sur la ville - de nombreux espaces y sont sous-exploités, généraliser les plans d'occupation des sols et positionner les compétences urbaines à l'échelon intercommunal.» Les déclarations de bonnes intentions sur l'occupation de l'espace réaffirmées dans le Grenelle de l'environnement ne se sont pas encore traduites dans les lois.
Et pour la profession agricole, il y a urgence.




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