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Gérard Terrier a conduit la visite de l’exploitation |
Les gains en temps et en confort de travail sont des arguments mis en avant pour convaincre de nouveaux éleveurs à se lancer en production de volaille de Bresse.
Les épisodes de grippe aviaire ont laissé des traces dans les rangs des éleveurs. Plus d’une centaine de petits éleveurs ont cessé leur activité ! Aussi, alors que la demande est soutenue, la filière volaille de Bresse est en quête de nouveaux éleveurs pour assurer l’offre en volailles AOC.
Aussi, le Comité interprofessionnel de la volaille de Bresse organise régulièrement des opérations portes ouvertes destinées à sensibiliser les futurs candidats à l’installation.
La journée de 2008 qui s’était déroulée à Varennes-Saint-Sauveur (71), avait montré qu’un atelier poulet de Bresse pouvait être une excellente transition pour un salarié désireux de s’installer…
Cette année, à Branges, on est passé au stade supérieur, puisque le travail et la réflexion de deux associés ont permis d’augmenter la qualité et la régularité des volailles, tout en réduisant le temps et la pénibilité du travail. Une démarche qui a conduit à l’installation d’un troisième associé au sein du Gaec des Bioux, exploitation brangeoise qui avait attiré bon nombre d’éleveurs de Saône-et-Loire, de l’Ain et du Jura en ce dernier jeudi.
Des investissements…
C’est Gérard Terrier, éleveur et par ailleurs responsable au CIVB, qui a conduit l’essentiel de la visite de cette exploitation qui est passée de 23 000 à 36 000 volailles produites chaque année.
Une capacité qui a demandé l’installation de bâtiments déplaçables de 60 m2, faciles à nettoyer, isolés, ventilés, s’intégrant parfaitement dans le plan de développement de l’exploitation.
Ces bâtiments tournent depuis un an et abritent 700 poulets chacun. L’investissement se chiffre à 7 000 euros l’unité.
D’autres investissements ont été nécessaires : une pailleuse défibreuse (10 000 euros) pour assurer une meilleure qualité de litière et un meilleur confort, un télescopique avec sept mètres de flèche (73 000 euros), un stockage de céréales (5 000 euros) et douze bâtiments dont neuf neufs et trois rénovations (67 000 euros).
Un confort de travail
Mais l’investissement le plus conséquent reste sans aucun doute la salle d’épinette, pour un montant de 200 000 euros.
Une salle d’engraissement qui offre une alimentation automatique, le séchage et l’évacuation des fientes sur tapis roulant, la maîtrise des températures et du taux d’hygrométrie par brumisation.
Le bâtiment privilégie le confort de travail de l’éleveur (cages à hauteur d’homme) et anticipe sur les homologations 2013 sur le bien-être animal.
Une luminosité maîtrisée permet d’avoir des volailles « bien calmes et qui profitent bien ».
Tous ces équipements permettent un gain de temps de travail appréciable.
« Une heure par jour, selon Gérard Terrier. Et dix heures pour le nettoyage de chaque lot. L’objectif étant de gagner 450 heures de travail par an, soit trois mois de travail à 35 heures par semaine. Ce gain de temps, la diminution des tâches ingrates pour l’éleveur contribue à l’attractivité du métier. Des conditions propres à créer une dynamique de modernisation qui pourra être renforcée par un nouveau contrat de filière.
Un argument supplémentaire pour convaincre les futurs candidats éleveurs.


