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Inconditionnel de l’aire non couverte !
Gilles Gonneaud (Saône-et-Loire)
Jura agricole et rural
Publié le:  18 juin 2009
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Gilles Gonneaud a conçu une cage de contention spécialement pour les césariennes

Depuis près de trente ans, Gilles Gonneaud est habitué à disposer de bâtiments avec cornadis et aire d’exercice non couverts.

La dernière construction en date abrite les 90 vaches de l’élevage. Un système éprouvé qui allie économie de matériaux et de paille.

Dans son exploitation de Bourbon-Lancy, Gilles Gonneaud a toujours connu des stabulations dotées d’aires d’exercice et de stalles d’alimentation non couvertes. Au moment de la mise aux normes en 1994, c’est de nouveau pour ce système économe qu’il a opté. « Nous avions une stabulation et une fumière situées à 50 m d’un hôtel-restaurant. J’ai voulu profiter de ces travaux pour délocaliser ce bâtiment et ainsi réunir toutes mes vaches au même endroit », explique Gilles Gonneaud.

D’une longueur totale de 66 m, la nouvelle structure abrite 90 vaches réparties dans des cases de 16 à 18 places. Chacune de ces cases comprend un couchage sur aire paillée, couvert de 10 m, prolongé à l’extérieur de 6 m d’aire bétonnée rejoignant les cornadis. Chaque case dispose d’un box à veaux et un couloir de circulation de 4 m, situé au fond du bâtiment, permet d’accéder à chacun de ces espaces. Le paillage mécanique de l’aire de couchage se fait depuis le couloir d’alimentation à l’extérieur. L’aire d’exercice est raclée tous les huit jours.

Une fumière dotée d’une fosse de récupération des jus recueille les effluents. L’aire paillée est, quant à elle, curée deux fois dans l’hiver.

6 à 7 kg de paille par vache

Grâce à ce système, Gilles Gonneaud estime consommer beaucoup moins de paille qu’avec une aire paillée intégrale : « il me faut entre 6 et 7 kg de paille par vache », illustre l’éleveur. Une paille qui ne lui coûte rien puisque depuis de nombreuses années, il pratique un échange de fumier contre paille avec un voisin céréalier.

Le choix d’une stabulation avec aire d’exercice non couverte a permis à Gilles de limiter le coût de construction, d’autant qu’aidé de son père et du service de remplacement, il a effectué lui-même une grande partie des travaux (maçonnerie, plomberie, électricité).

Première source d’économie : la surface couverte est moins importante que dans un bâtiment conventionnel et il y a un mur de moins.

En outre, particulièrement adroit de ses mains, l’éleveur a récupéré une part importante de tubulaires sur son ancienne stabulation, de même qu’il a adapté et monté l’ensemble des barrières et divers aménagements.

Simplifier la vie

Soucieux du confort de travail et de l’ergonomie, Gilles Gonneaud a mis en place bon nombre d’astuces pour « simplifier la vie ». Ainsi, dans le couloir d’accès aux cases situé au fond du bâtiment, l’éleveur a aménagé un système de contention des vaches pour les vêlages par césariennes. Prise par une barre de cornadis, la vache est contenue par une barrière latérale à travers laquelle le vétérinaire peut intervenir en toute sécurité.

Une fois la césarienne terminée, la partie inférieure de la barrière est amovible pour permettre au veau de téter.

Autre astuce, Gilles Gonneaud s’est fabriqué un système de potences qui permet à la fois de porter le veau pour le faire téter ou encore pour le peser. Toujours dans un souci de praticité, l’éleveur a aménagé un quai de chargement avec cage de contention et bascule à l’extérieur.

Ensilage pour la journée

Au bout de quinze années de fonctionnement, Gilles Gonneaud semble très satisfait de son choix. Les animaux se portent bien et ils ne souffrent d’aucun problème de ventilation. Pour le pansage, l’éleveur distribue l’ensilage d’herbe une fois par jour ainsi que le concentré.

Il en profite également pour pailler. Le soir, il ne reste qu’à repousser la ration dans l’auge. « L’inconvénient, c’est lorsqu’il faut accomplir cette tâche sous la pluie », reconnaît Gilles. L’ensilage d’herbe semble particulièrement bien adapté à ce type de conduite. D’ailleurs, ce fourrage constitue la base de l’alimentation du troupeau de Gilles.




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