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Pascal Werhlé entouré des responsables de Franche-Comté |
Entre deux averses et les moissons, les présidents de FDSEA de Franche-Comté ont su trouver le temps nécessaire pour rencontrer le nouveau directeur de la DRAF qui a pris son poste début juillet. Frédéric Perrot, président de la FRSEA animait les débats.
Politesse oblige un premier temps fut consacré aux présentations et là, surprise, Pascal Werhlé, le nouveau directeur connaît bien le Doubs. En 1975 un stage de fin d’études lui a fait découvrir nos contrées. Puis après un poste dans les Alpes du Sud dans une fonction d’aménagement du territoire, il devient directeur délégué à la DDEA de Strasbourg puis directeur de la DDEA du Cher.
Une expérience dans l’environnement en Bretagne complète son parcours. Le revenu : une priorité Frédéric Perrot a d’abord présenté la force de la structure : un réseau qui couvre l’ensemble de la région et un fil conducteur prioritaire : la défense du revenu des agriculteurs… C’était l’occasion de présenter panorama économique qui inquiète de plus en plus la profession.
Le président du Doubs, Jean Claude Jeannin, de son côté a brossé le tableau dans les filières : « En AOC la situation est plutôt satisfaisante, on observe beaucoup d’installations mais attention on installe sur des structures de taille réduite. La commissaire européenne parle de restructuration dans le domaine laitier, la restructuration sera peut-être inéluctable, mais la question est de savoir avec quels moyens… Nous serons intransigeants sur cette demande si la question se pose !
Sur le marché de la viande et celui des céréales, les emblavements des cultures ont été réalisés avec des coûts d’intrants extrêmement chers et aujourd’hui on nous parle de prix d’orge à 850/900 euros la tonne…une misère ! Demain de nombreux agriculteurs seront sur la paille, il faudra mettre en place des mesures d’accompagnement c’est impératif ! »
L’enveloppe PHAE sur le tapis
La dévertébration est venue une énième fois sur le tapis « et toujours pas de réponse de nos instances nationales » s’insurge le président de la FDSEA du Doubs qui a aussi présenté la problématique des campagnols, ce sujet pesant et récurrent pour les agriculteurs des zones du massif.
Le financement de la PHAE est également évoqué. Les présidents des quatre départements ne comprennent cet écart entre l’enveloppe attendue et l’enveloppe proposée. Pascal Werhlé, a indiqué qu’un courrier sera adressé par le préfet de Région au ministère de l’Agriculture.
De l’environnement, on a en bien sûr parlé ! Pour Thierry Chalmin, le président de la FDSEA de Haute-Saône, « la barque environnementale est de plus en plus lourde, l’agriculture n’est pas contre des évolutions mais aujourd’hui le contexte économique impose une pose et les agriculteurs ne comprendraient pas si cette demande n’était pas observée. »
Les élus belfortains de leur côté ne comprennent pas non plus la définition de l’activité piscicole. Une révision immédiate s’impose pour préserver l’élevage dans le Territoire de Belfort.
« Quant aux zones intermédiaires » s’exclame Thierry Chalmin « on accepterait mal qu’elles soient exclues de ce dispositif. Nous vous demandons d’être très attentifs lorsque les arbitrages se feront ».
Enfin pour conclure ce repas de travail, Frédéric Perrot a longuement insisté sur l’importance de la mise en place de l’observatoire des marges. « Nous attendons de mesures concrètes et rapides pour mieux partager la valeur ajoutée entre tous les acteurs ».
Dans quelques semaines les élus ont proposé au nouveau directeur de rencontrer les hommes et aussi une partie ses acteurs sur le terrain afin de savourer la richesse gastronomique et touristique de cette belle région.


