Les résultats des travaux de l'Observatoire des prix et des marges sont connus. Premier constat : les marges de la distribution et de la transformation se stabilisent, celles des producteurs laitiers servent de variable d'ajustement…
Le comité de pilotage de l'observatoire des prix et des marges mis en place sous l'égide du ministère de l'agriculture et du ministère de l'économie et des finances a décidé le 10 juin dernier d'engager des travaux dans le secteur laitier, après avoir effectué le même travail sur le secteur porcin et avant les fruits et légumes..
L'objectif de cet observatoire est d'appréhender les prix aux différents stades de la filière ainsi que les marges des transformateurs et des distributeurs.
Ce comité vient de rendre ses premiers résultats qui seront mis en ligne sur le site de la DGCCRF. (http://www.dgccrf.bercy.gouv.fr/con currence/prix/observatoire_prix.htm).
Un travail important dans un délai très court a été réalisé avec la participation de l'ensemble des acteurs de la filière (producteurs, transformateurs, distributeurs, consommateurs).
Côté production étaient présents : FNPL, confédération paysanne et coordination rurale.
Les travaux se sont concentrés sur les quatre produits finaux suivants :
• Le lait UHT demi-écrémé standard
• L'emmental
• Le yaourt nature
• Le beurre
Le ministère de l'agriculture a procédé à la décomposition du prix de détail de ces quatre produits selon la part de la production, de l'industrie et du commerce de détail.
Parallèlement la DGCCRF a réalisé des enquêtes auprès de 7 centrales d'achat et 14 entreprises de transformation sur les prix de vente industriels et les prix de vente à la consommation selon le type de marque (marque nationale et marque de distributeur).
Principal enseignement ou confirmation qui ressort de ces premiers résultats.
Les marges de la distribution et de la transformation sont stabilisées et le producteur est la variable d'ajustement.
Si une analyse assez détaillée des marges a pu être entreprise au niveau des transformateurs, l'exercice s'est révélé plus compliqué au niveau de la distribution.
Une clarification à ce stade paraît indispensable.
La FNPL y sera attentive. Les associations de consommateurs présentes se sont exprimées dans ce sens en demandant notamment des éclairages sur la ventilation des marges entre les différents types de marques (Premier prix, MDD, marques nationales).
Pour la FNPL, la baisse des prix de vente à la consommation ne résoudrait en rien la situation des producteurs de lait mais viendrait au contraire impacter encore plus la dégradation du prix à la production.
Cette première étape nécessaire doit nous mettre en garde sur les points suivants :
- la baisse du prix à la production ne doit pas engendrer une baisse systématique du PVC ;
- l'évolution des marges n'est pas un critère pertinent si on le compare uniquement au prix à la production sans parler des marges au producteur.


