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Les prix restent sous le niveau de 2007
Porc
Jura agricole et rural
Publié le:  17 septembre 2009
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Les prix payés au producteur ont lourdement chuté en France au cours de l’été passant de 1,35 euro/kg à 1,2 euro/kg. Un mouvement qui s’est accompagné d’un recul marqué de la consommation de viande porcine par rapport à 2008.

Les éleveurs porcins désespéraient de voir la chute du prix du porc s’arrêter cet été.

Début juillet, la hausse enclenchée en juin s’est interrompue en Allemagne, affectant la plupart des autres bassins européens. En France, les prix n’ont cessé de décroître jusqu’à la mi-août, le Cadran ayant chuté de 1,35 euro à 1,20 euro/kg (prix de base) en l’espace de cinq semaines.

Résultat, fin juillet, le prix perçu en France était repassé sous son niveau de 2007. Cette baisse s’est accompagnée d’une chute des achats de porc frais par les ménages français en juillet-août par rapport à 2008.

Ce cours bas a cependant favorisé les exportations de porcs charcutiers en vif, vers l’Espagne notamment, allégeant d’autant le marché national et conduisant à la stabilisation des prix.

Fin août, le Cadran a regagné 2 ct/kg, première hausse depuis le début de juillet. Au niveau européen, seuls les cours espagnols se sont maintenus, avant de chuter rapidement en août : d’une part les exportations espagnoles ont été pénalisées par les prix plus élevés, d’autre part la demande estivale a été moins soutenue en Espagne que l’an passé. En Allemagne et aux Pays-Bas, les prix sont restés stables durant l’été.

Recul de la production

Ces évolutions ne reflètent guère le recul constaté de la production porcine européenne, avec des perspectives qui diffèrent toutefois selon les bassins.

L’offre en baisse semble cependant satisfaire la demande. En effet, la consommation de l’été a baissé par rapport à celle de l’an passé, tandis que les exportations destinées aux pays tiers ont reculé, de 12% en rythme annuel pour le premier semestre 2009.

En Europe, des voix continuent de s’élever pour réclamer la mise en place de restitutions, afin de permettre aux exportations européennes de retrouver de la compétitivité sur le marché mondial.

Aux États-Unis et au Canada, le secteur porcin traverse également une période difficile. Le prix du porc y est inférieur au coût de revient, situation qui devrait encore s’aggraver à l’automne.

Un retour aux bénéfices n’est pas attendu avant l’été 2010. Face à ces difficultés, les organisations professionnelles américaines appellent l’État à la rescousse, au travers notamment de l’augmentation des achats destinés à l’aide alimentaire.

La production de porc charcutier recule

Globalement, l’offre de porc charcutier recule dans l’Union européenne. Au deuxième trimestre, les abattages ont encore progressé en Allemagne (+ 1,3% par rapport au deuxième trimestre de 2008), bien que plus modérément qu’au premier trimestre, alors que le recul s’est poursuivi aux Pays-Bas et au Danemark, de respectivement - 8% et - 11%.

En France, les données du bilan indiquent un recul annuel des abattages totaux de plus de 1% en tonnage et de près de 2% en tête au premier semestre 2009. La production diminue de 1,5% pour une baisse de 1% de la consommation.

Source : Ifip


La filière en bref
- La production de porc continue de baisser lentement dans l’Union européenne.
- La consommation de porc baisse lentement en France.
- Les prix du porc sont en dessous de leur niveau de 2007 en France.
- La consommation des produits de charcuterie en France atteint des niveaux record.
- L’exportation vers les pays de l’est de l’Union semble reprendre.
- De bonnes récoltes détendent les prix des céréales.


Des promotions sous tension

Avec la rentrée, les traditionnelles promotions sur la viande de porc ont débuté dans les grandes surfaces. Ces mises en avant de la viande porcine dans les supermarchés s’ajoutent à la réouverture des achats pour les collectivités.

Ces promotions permettent d’écouler de grandes quantités de viande à des prix très attractifs pour les consommateurs. Cependant, elles dégradent fortement les relations entre les professionnels de la filière car les niveaux de prix affichés cette année sont jugés parfois « indécent » par l’amont de la filière.

Le secteur de la production et de l’abattage estime que la grande distribution tire les prix vers le bas et dégrade l’image de la viande de porc en pratiquant des prix cassés.

D’autant plus que personne ne sait comment le consommateur va se comporter lorsque les prix au détail auront retrouvé des niveaux « normaux » qui dans certains magasins seront 60% plus élevés que le prix promotion.




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