Face à la crise sans précédent qui frappe la plupart des productions agricoles, c'est la mobilisation générale, le 16 octobre pour défendre le revenu et préparer l'avenir. Rendez-vous à 12 H 30, devant la Préfecture à Besançon.
« Les éleveurs sont en rupture de trésorerie »
Dans quelle situation se trouvent aujourd’hui les éleveurs de bovins viande ?
Les éleveurs de viande bovine connaissent, depuis plus de deux ans, une crise d’une extrême gravité. Leur revenu a en effet chuté de 29 % en 2007, puis de 22 % supplémentaires en 2008 selon la Commission des comptes de l’Agriculture. Soit plus de 50 % en deux ans. Et le contexte 2009 ne s’annonce pas meilleur avec à la fois une baisse des cours des bovins finis et le maintien de coûts de production à des niveaux élevés.
Pierre Chevalier, président de la Fédération nationale bovine
« Les anciens soutiennent les actifs »
Dans quelle situation se trouvent aujourd’hui les retraités agricoles ?
Les anciens exploitants sont inquiets. Les difficultés économiques que vivent actuellement tous les producteurs en France sont la cause d’abandon du métier et d’unité syndicale très perturbée.
Devant cette situation le problème des retraites n’est pas la priorité, cependant les revalorisations annoncées pour 2009 sont très décevantes et laissent de nombreuses personnes dans une grande précarité.
Claude Berger, président de la section nationale des anciens exploitants de la FNSEA
« Nous nous mobilisons pour le revenu des filières agricoles »
Quel l’état de santé de l’agriculture française aujourd’hui ? Son état de santé n’est pas bon ! Nous avons d’ailleurs demandé au gouvernement un bilan de santé de l’agriculture française et de ses agriculteurs. Nous souhaitons aussi garder une politique agricole commune (PAC) forte, mais nous n’avons pas l’impression qu’il y a le souci de son budget au niveau de l’État.
Quasiment toutes les filières sont en crise aujourd’hui, et dans de nombreuses régions, les rendements et les prix ne sont pas au rendez-vous ! L’ambiance dans les campagnes est mauvaise.
William Villeneuve, président de Jeunes agriculteurs (JA)
« J’appelle les céréaliers à se mobiliser massivement »
Dans quelle situation se trouvent aujourd’hui les céréaliers ? La campagne 2009/2010 s’annonce très inquiétante et cela pour plusieurs raisons. D’abord à cause des prix qui se situent à moins de 100 euros/tonne départ ferme pour le blé et à moins de 90 euros/t pour l’orge et l’escourgeon, alors que l’ancien ministre de l’Agriculture Michel Barnier nous faisait miroiter des prix de 150 euros/tonne pour le début de la campagne. Certes, la récolte est meilleure que l’année dernière, l’augmentation de rendement est de l’ordre de 4 q/ha. Mais malgré cette hausse de rendement, le chiffre d’affaires moyen de la ferme céréalière s’effondre et passe de 1 100 euros/ha à 800 euros/ha. Soit 300 euros? de moins par hectare.
Philippe Pinta, président d’Orama
Les producteurs de porcs solidaires et mobilisés
Les producteurs de porcs, en crise depuis plus de deux ans, seront particulièrement mobilisés pour la journée d'action du 16 octobre prochain.
Les revendications portées ce jour-là sont primordiales pour nous : je pense à l'année blanche pour les annuités et les cotisations sociales. Bien sûr la ligne budgétaire doit être adaptée à l'augmentation du plafond des aides de minimis.
Jean-Michel Serres, président de la FNP
« Nous devons nous battre à armes égales »
Comment se porte le maïs aujourd’hui ? L’économie du maïs va très mal. Avec un prix FOB Bordeaux actuellement à peine supérieur à 115 euros/T, la marge est évidemment négative. Alors que le bilan de santé de la Pac se traduira, suite aux décisions du précédent ministre de l’Agriculture, par un prélèvement sur nos soutiens, aveugle, arbitraire, et fondé sur des arguments erronés ; le bilan de santé et les clignotants des exploitations maïsicoles sont aujourd’hui tous au rouge.
Christophe Terrain, président de l’AGPM
Et aussi...
• « Groupama, en tant qu'assureur de référence du monde agricole et surtout en sa qualité d'organisation professionnelle agricole affiche sa solidarité aux agriculteurs. C'est pourquoi la caisse régionale Groupama Grand Est, fidèle à ses valeurs mutualistes de proximité, de responsabilité et de solidarité s'associe à la mobilisation du 16 octobre »
• L'Association générale de production viticole rappelle que la viticulture se heurte à des difficultés économiques importantes avec un recul du revenu 2008 de 22% en appellation et 35% hors appellation.
« L'AGPV affirme au nom de l'ensemble des viticulteurs sa solidarité avec les autres agriculteurs et attend des réponses concrètes en faveur d'un plan de soutien à la viticulture, et des mesures pour l'amélioration de la compétitivité. Enfin, comme les autres secteurs, la viticulture est inquiète de la disparition des mécanismes de régulation avec la réforme de la PAC. »
• Les horticulteurs partagent de nombreuses revendications avec les agriculteurs : allégement des charges, exonération de la taxe carbone, sanctions aux pratiques commerciales abusives, lutte contre la distorsion de concurrence sur les moyens de production...
« Face à l'entreprise de démolition de notre agriculture, les agriculteurs se mobilisent « pour ne pas crever ». La Fédération nationale des producteurs de l'horticulture et des pépinières demande à ses adhérents de se mobiliser avec eux ».
Infos pratiques et déroulement
Vous venez en tracteur par la RN 83 (axe Lons le Saunier / Besançon) :
• 8 H 30 : rendez-vous à Poligny, sur le parking du supermarché
• 10 H 00 : rendez-vous à Mouchard, sur le parking du routier en direction de Pagnoz pour la constitution du convoi
• 11 H 00 : rendez-vous sur le parking du Comice (au-dessus de Quingey) pour un regroupement de convoi avec le Doubs
• 12 H 30 : arrivée dans Besançon.
Vous venez en tracteur par la RN 83 (Axe Dole / Besançon) :
• 9 H 45 : rendez-vous à Rochefort-sur-Nenon, à l'entrée de la ZI, pour la constitution du convoi
• 10 H 30 : rendez-vous à Ranchot : regroupement avec les tracteurs venant de Gendrey et Montmirey
• 11 H 00 : rendez-vous à Saint-Vit pour un regroupement de convois avec le Doubs
• 12 H 30 : arrivée dans Besançon.
Vous venez en voiture :
Des places vous sont réservées sur le parking Chamars. Toutefois, leur nombre est limité, il vous est donc conseillé d'arriver avant les convois.
Repas face à la Préfecture. Retour des convois : Départ 15h 00 de Besançon.
N'hésitez pas à contacter vos responsables locaux pour connaître les modalités précises de constitution des convois et les itinéraires.


